Gestion des frontières dans la région du Sahel dans le contexte de la Covid 19 : L’OIM organise un atelier de présentation des résultats d’une enquête nationale

Société

L’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) a organisé hier matin à Niamey, en collaboration avec l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JIKA), un atelier de présentation des résultats de l’enquête nationale sur la gestion des frontières dans la région du Sahel dans le contexte de la Covid-19. C’est le Secrétaire général adjoint du ministre du Ministère de la Santé publique, de la population et des affaires sociales, Dr Sabo Adamou, qui a présidé l’ouverture des travaux en présence des autorités régionales et communales, des représentants des ONGs nationales et internationales, des responsables des Forces de Défense et de Sécurité et de plusieurs invités. 

A l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général adjoint du ministère de la Santé publique, de la population et des affaires sociales a rappelé que

les aspects géographiques, socio-économiques, et les facilités de mouvements de la population font de tout pays, une région en proie à l’éclosion des maladies à potentiel épidémique. La surveillance transfrontalière est une disposition qui permettra de limiter le risque de propagation, la morbidité et la létalité liées aux problèmes de santé publique dans le monde. «Pour garantir un meilleur état de santé de leurs populations et limiter la propagation transfrontalière des maladies à potentiel épidémique, les pays doivent mettre en place un mécanisme efficace de surveillance transfrontalière», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, a ajouté Dr Sabo Adamou, c’est dans le souci d’améliorer la compréhension des enjeux de

gestion des frontières régionales communes et d’identifier des interventions efficaces pour renforcer les capacités des agents de police et autres responsables de la gestion des frontières, que I’OIM a mis en œuvre un projet en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. «L’objectif général de ce projet est de soutenir et adapter la gestion des frontières, dans la région du Sahel au contexte de la COVID-19», a-t-il indiqué.

Pour sa part, le représentant de l’OIM, M. Peter Guchu Kioy a rappelé que c’est en septembre 2021, que l’unité de l’immigration et de la gestion des frontières de l’OIM, a, grâce au soutien financier de la JICA, lancé une étude sur la gestion des frontières dans le contexte de la COVID-19 au Sahel. «Cette étude d’envergure régionale conduite dans les pays du G5 Sahel plus le Sénégal avait pour objectif de mieux comprendre comment la pandémie à COVID-19 a impacté la gestion et la sécurité des frontières dans la région», a-t-il précisé.

Pour M. Peter Guchu Kioy, cet atelier de présentation des conclusions de l’étude est une occasion de faire part aux participants du contenu de l’étude. «Les conclusions et recommandations de cette étude

régionale faciliteront le développement d’approches répondant aux défis le long de la frontière, aideront à répondre aux besoins à court et à long terme, et permettront de développer des approches bien adaptées aux dynamiques, besoins et cadres juridiques locaux et régionaux», a-t-il souligné.

M. Peter Guchu Kioy a rappelé que la pandémie de Covid 19 a provoqué

des bouleversements économiques et sociaux dévastateurs dans le monde entier. «Des dizaines de millions de personnes risquent de tomber dans l’extrême pauvreté, les chaînes d’approvisionnement internationales ont été perturbées, des grandes et petites entreprises, le secteur privé est mis à mal, l’accès aux biens et aux aliments est devenu limité et la mobilité a été restreinte pour des millions de personnes», a-t-il indiqué. Face à ces menaces diverses, les gouvernements ont mis les forces de sécurité intérieure et les forces de défense en première ligne de la riposte en leur confiant un rôle dans la réponse à la pandémie, en particulier lorsqu’elles travaillent le long des frontières.

De son coté, le représentant résident de la JICA au Niger, M. Obata Eihiko a remercié les autorités administratives pour avoir facilité et rendu possible la collecte des données. «Les réflexions et les échanges qui sortiront de cet atelier seraient utiles pour tous les acteurs et partenaires qui sont engagés dans la gestion des frontières et le soutien à la paix et la stabilité des pays du Sahel», a-t-il indiqué.

 Yacine Hassane(onep)