Issifi Harouna, candidat du Niger à la 7è édition du Grand Prix Francophile des Médias
Le Niger sera représenté par un seul journaliste à la finale du Grand Prix Francophilie des Medias ou coupe du monde de la presse culturelle. Il s’agit d’Issifi Harouna, un jeune journaliste culturel de la Radio et Télévision du Niger (RTN) grâce à son reportage sur le « Danwaké », un plat traditionnel symbolique de l’espace haoussa.
La compétition internationale qui est à sa 7è édition se déroulera du 13 au 19 juillet à Yaoundé, au Cameroun, et réunira des professionnels de l’information culturelle venus de plusieurs pays. En plus de la compétition, des sessions de renforcement des capacités, des conférences-débats, des rencontres internationales et showcases seront organisés.
Cette sélection constitue pour Issifi Harouna une reconnaissance du travail accompli. « Cela nous prouve l’utilité de notre travail », dit-il. Rappelant que les deux candidats qui ont représenté le Niger à la 6è édition étaient revenus avec deux distinctions, il garde l’espoir de leur emboiter les pas.
Convaincu que les médias doivent contribuer à la sauvegarde du patrimoine culturel, Issifi Harouna persiste, malgré la réaction de certains de ses collègues professionnels. « Pourquoi ne valorisons-nous pas nous-mêmes nos traditions ? Pourquoi attendre toujours que quelqu’un le fasse à notre place ? », s’interroge-t-il. C’est dans cette optique qu’il a réalisé, avec l’accord de ses supérieurs hiérarchiques, son reportage sur ce plat originaire du Nigeria mais largement consommé au Niger. Il montre à travers son reportage que la gastronomie n’est pas un simple cadre culinaire, mais un véritable facteur de rapprochement entre les communautés.
Quand il a vu le thème de cette édition qui est « La gastronomie traditionnelle, connexion des peuples », un sujet qui correspond parfaitement à ses convictions, Issifi décide de proposer son reportage qui a convaincu le jury au terme de plusieurs mois de sélection rigoureuse.
Cependant, à quelques jours de son départ pour Yaoundé, le financement de son déplacement demeure une incertitude. Les organisateurs du Grand Prix exigent que le frais de mobilité soient supportés par les candidats. Une charge qu’Issifi Harouna affirme ne pas être à mesure d’assumer seul. Il espère tout de même bénéficier, comme les candidats de l’édition précédente, d’un accompagnement institutionnel. En attendant, le journaliste garde espoir de pouvoir représenter dignement le Niger lors de cette grande rencontre de la presse culturelle.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
