Le ministre Médecin Colonel-major Garba Hakimi prononçant son message
Le Niger commémore, ce jour 30 janvier 2026, la Journée mondiale de lutte contre les Maladies Tropicales Négligées (MTN), édition 2026, sous le thème : « S’unir, agir et éliminer ». À cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi, a livré un message ce jeudi 29 janvier 2026, dans lequel il a rappelé que, malgré les progrès notables enregistrés au Niger, les Maladies Tropicales Négligées continuent de constituer une véritable préoccupation pour les populations et les autorités.
Dans son message, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a souligné que le Niger, à travers son plan directeur national 2022-2026 de lutte contre les MTN, a ciblé 14 maladies sur les 20 répertoriées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), car elles touchent principalement les populations les plus démunies. « L’objectif ultime de ce ciblage est de contrôler, d’éliminer ou d’éradiquer ces pathologies. Des progrès considérables ont été enregistrés par notre pays, notamment la certification de l’élimination de la transmission de l’onchocercose, la mise en place d’un comité pour l’élaboration du dossier du Niger en vue de la certification de l’élimination du trachome, la mise sous contrôle de la transmission des vers intestinaux et de la filariose lymphatique, ainsi que le début de la préparation du dossier de la trypanosomiase humaine africaine », a-t-il fait savoir.
Le ministre de la Santé a ajouté que parmi les maladies qui demeurent une préoccupation pour les autorités nigériennes figurent la schistosomiase, la rage, les envenimations par morsure de serpent, ainsi que les MTN à manifestations cutanées telles que la lèpre, la leishmaniose cutanée, la gale, le pian et le mycétome. Toutes ces pathologies ont été intégrées dans le plan national de lutte.
Il a ensuite indiqué que le thème retenu cette année vise à sensibiliser davantage sur les liens entre les Maladies Tropicales Négligées et le développement, tout en rappelant la nécessité de s’unir et d’agir pour les contrôler, les éliminer ou les éradiquer. Selon lui, ces maladies constituent l’une des principales causes de la pauvreté dans les pays en voie de développement. La principale stratégie de lutte contre les MTN à chimiothérapie préventive repose essentiellement sur la distribution de masse de médicaments, avec pour objectif une couverture d’au moins 80 % de la population cible.
« En 2025, ce sont 1 212.147 d’enfants d’âge scolaire qui ont été traités contre la schistosomiase, plus de 750 000 personnes ont bénéficié d’un traitement contre le trachome, environ 275 000 contre la filariose lymphatique, et 376 patients ont bénéficié d’une chirurgie gratuite de l’hydrocèle dans sept districts sanitaires.
Quant à la lèpre, l’investigation de 1 504 sujets contacts autour de 86 cas index a permis le dépistage de 72 nouveaux cas. Cela représente une démarche cohérente pour un dépistage précoce, gage d’un arrêt de la transmission », a-t-il précisé.
Chaque année, a poursuivi le ministre en charge de la Santé, des médicaments d’une valeur d’environ 535 millions de francs CFA sont distribués partout où l’endémicité l’exige dans le cadre de la lutte contre les MTN. En accord avec la stratégie de chimiothérapie préventive de l’OMS, le Niger a élaboré et lancé, en 2010, un programme intégré visant à réduire la morbidité liée à la schistosomiase et aux vers intestinaux, et à éliminer la filariose lymphatique et le trachome cécitant, en portant à l’échelle les activités de lutte.
Profitant de cette occasion, le Médecin Colonel-major Garba Hakimi a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude aux plus hautes autorités du Niger pour leur soutien et leurs orientations dans la lutte contre les maladies en général et les MTN en particulier afin d’assurer une bonne santé à la population. Il a également salué les partenaires qui accompagnent le gouvernement du Niger à travers leurs appuis financiers, matériels et techniques.
Assad Hamadou (ONEP)



