Dans une salle archicomble ...
Dans l’histoire d’un peuple, certains moments marquent durablement la mémoire collective. Le 26 mars 2026 en fait partie. Cette date symbolique rappelle à toute la nation la promulgation de la Charte de la Refondation intervenue le 26 mars 2025. Pour magnifier cette journée placée sous le thème « Engagement collectif au service de la patrie », une cérémonie commémorative a été organisée hier matin, au Centre international de conférences Mahatma Gandhi, sous la présidence du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine.
Cette première édition a rassemblé les membres du CNSP, ceux du gouvernement, du Conseil Consultatif de la Refondation, les diplomates, le gouverneur de la région de Niamey, les chefs traditionnels, coutumiers et religieux, les responsables des Forces de défense et de sécurité, ainsi que des représentants de la société civile. Hommes, femmes et enfants se sont mobilisés pour participer à cette célébration de grande portée. La Journée nationale de la Refondation constitue, en effet, un moment de prise de conscience et d’affirmation de soi, qui doit être gravé dans l’esprit de chaque Nigérien comme un rappel constant de la responsabilité collective.
Le Premier ministre a salué les efforts de tous les compatriotes. Il est revenu sur le message du Président de la République, en insistant sur les fondements de la refondation et le respect des valeurs sociales, traditionnelles et religieuses. Il a également formulé des prières pour le repos des âmes des Forces de Défense et de Sécurité tombées sur le champ d’honneur en défendant l’intégrité du pays.

Pour sa part, le Président du Conseil Consultatif de la Refondation, Dr Mamoudou Harouna Djingarey, a indiqué que la refondation est une réalité vivante, portée par une vision, une exigence morale et un engagement national. Elle repose sur des valeurs telles que le patriotisme, la discipline, l’intégrité, la solidarité, le respect des biens publics, la dignité, la loyauté, le sens élevé des responsabilités, l’équité et la justice sociale. La refondation vise également à lutter contre le terrorisme, préserver l’intégrité du pays et assurer la paix ainsi que la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire. « Le Conseil consultatif est le creuset de la renaissance où se dégagent les orientations stratégiques basées sur les quatre axes du programme du Président de la République », a-t-il déclaré.
Selon le président du CCR, la refondation implique des transformations profondes telles qu’une gouvernance éthique et responsable, une lutte résolue contre la corruption, une justice équitable pour tous et une souveraineté pleine et entière sur les ressources et les décisions nationales. « La refondation exige également une mobilisation générale pour la défense de la patrie, car défendre la nation, ce n’est pas seulement porter les armes, c’est aussi respecter les lois, protéger le bien public, travailler avec intégrité et servir avec loyauté », a-t-il ajouté.
Le ministre de la Refondation et de la Promotion des valeurs sociales, M. Ali Ben Salah Hamouda, a précisé que la refondation nationale s’inscrit dans un processus de transformation sociale qui doit s’opérer dans le temps et à tous les niveaux et en toutes circonstances. Pour lui, la refondation exige un retour sincère aux valeurs profondes héritées de nos ancêtres que sont le respect de la parole donnée, l’intégrité, la discipline et le sens du devoir ainsi que la solidarité. Sans ces valeurs, a-t-il insisté, aucune refondation véritable n’est possible.
« Ce 26 mars doit être le point de départ d’un engagement collectif renouvelé, sincère et durable. Un engagement de chacun, partout et à tous les niveaux, dans l’administration, servir avec loyauté et efficacité ; dans les entreprises, produire avec éthique et responsabilité ; dans les écoles et universités, apprendre et former avec excellence ; dans les quartiers et villages, promouvoir la paix et la cohésion ; dans les familles, transmettre aux générations futures le respect, l’amour de la patrie et le goût de l’effort. Chacun dans sa sphère de compétences, chacun dans sa communauté, chacun selon ses convictions et ses croyances », a-t-il souligné.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
