Ahmadou Tidjani, vendeur de noix de coco avec notre reporter
La vente de noix de coco est une activité commerciale qui attire de plus en plus de jeunes en quête d’une activité génératrice de revenus. Bien que son commerce dépende totalement de l’importation depuis des pays côtiers dont la côte d’ivoire, le Benin et le Nigéria, la noix de coco connait une forte demande en raison de ses vertus nutritionnelles, de son caractère rafraichissant dans les boissons et de sa saveur exotique dans les pâtisseries. En plus, l’huile de noix de coco est aujourd’hui très prisée pour ses effets sur la santé humaine.
A Niamey, le marché Katako reste le principal point de dépôt de la noix de coco. Sur place, les grossistes proposent des sacs aux détaillants qui font la revente en ville. M. Ahmadou Tidjani, rencontré au marché Katako, évolue dans le commerce en gros de noix de coco depuis 25 ans. Il explique acheter la précieuse noix en République de côte d’Ivoire à raison de 27 500 FCFA le sac de 100 noix avant de le revendre à Niamey à 30 000 FCFA. Par contre, dit-il, il faut débourser quatre (4) millions pour acheminer un chargement de 800 à 900 sacs.
M. Ahmadou Tidjani se plaint de difficultés liées aux transports des noix sur le corridor Togo-Benin-Niger. « Pour le transport, le chargement d’une cargaison comportant 800 ou 900 me coûte quatre (4) millions de francs CFA pour le transport, et lors du transport certains de nos produits arrivent en mauvais état, sans parler de tous les protocoles de douane afin de faire entrer mes produits », a-t-il déploré.
En plus, le commerçant dénonce des rubriques « floues » dans le dédouanement des cargaisons de noix de coco. « Parfois, même si le commerçant paye le reçu, on garde quand même sa marchandise et il doit encore payer pour récupérer ses produits », commente-t-il. M. Ahmadou Tidjani demande à l’Etat nigérien de se pencher sur ce problème qui entrave le ravitaillement du Niger en noix de coco.
A Saga, un quartier de Niamey, Abdoul Kadri, un jeune revendeur de noix de coco, est en plein travail devant sa charrette qui lui permet de parcourir le quartier pour exercer son métier et combattre à sa manière le chômage. Son point ravitaillement, dit-il, est le marché Katako, véritable centre de négoce de ces noix.
Grâce à la vente de noix de coco, le jeune Abdoul Kadri dit être à mesure de subvenir aux besoins de ses proches. Pour s’en sortir, Il achète un sac de cent (100) noix entre 25000 FCFA à 30 000 FCFA et arrive à l’écouler raison de 250F à 500 FCFA la noix de coco.
Une huile pleine de vertus
L’eau et l’huile de noix de coco ont des vertus nutritionnelles riches sur la santé humaine. Selon le directeur général de la pharmacie Studio voix islamique, M. Ousmane Salifou, l’eau de noix de coco est riche en potassium et favorise la santé cardiovasculaire et la digestion.
Quant à l’huile, riche en acide laurique, elle est idéale pour hydrater intensément la peau et nourrir les cheveux. Elle pénètre la fibre capillaire explique-t-il, afin de réparer, fortifier et faire briller les cheveux secs ou abimés.
« Il y a dans le corps humain plusieurs maladies que la noix de coco peut soulager comme le rhume et l’insuffisance rénale, et son eau avec un peu du sucre apporte également beaucoup d’amélioration dans le sang, ce qui permet de soigner des blessures et des infections », a fait savoir le directeur général de la pharmacie islamique Studio voix islamique, M. Ousmane Salifou.
Zouladeini A. Razinatou
(Stagiaire)
