Ces derniers temps, les réseaux sociaux débordent de publications et de commentaires, à la suite du processus de réconciliation entamé entre la République du Mali et la République Algérienne Démocratique et Populaire. Si beaucoup de citoyens Africains saluent cette dynamique, la France, naturellement, l’accueille avec frustration. C’est la raison pour laquelle la Francafrique a activé ses trolls et lâché sa meute de pseudos intellos pour dénigrer le processus et insulter les autorités maliennes pour avoir accepté la main tendue de leurs frères algériens.
Cette posture de la junte française et de ses sbires au Sahel est tout à fait normale et attendue par les plus avertis. En effet, ces princes de l’apocalypse entretenus par la métropole vivent des tensions entre Africains. Leur sombre destin consiste justement à attiser les conflits pour permettre à leur employeur et maître de continuer à exister géopolitiquement, dans un Sahel en mutation, totalement décomplexé et dans une Afrique qui en a marre des relations déséquilibrées et surtout de la condescendance.
C’est pourquoi, ces activistes au service de l’impérialisme, tout comme leur maître, n’ont aucun intérêt à ce qu’il y ait la réconciliation et la paix au Sahel. Ainsi, de la même façon qu’ils dénigrent le processus de normalisation entre Alger et Bamako, ils sont en train de vilipender le partenariat stratégique entre Niamey et Alger dans le secteur pétrolier.
Mais, qui mieux que l’Algérie a intérêt à tirer profit de la réconciliation avec ses ‘’frères du Sahel’’ ? L’Algérie a une expérience certes douloureuse mais inspirante en matière de lutte contre le colonialisme, la domination et la soumission. Mieux, c’est contre le même monstre, la France, que les pays de l’AES luttent pour leur indépendance totale, pour leur liberté et pour leur dignité.
Pendant la guerre d’indépendance en Algérie, environ 1,5 millions de personnes ont été massacrées entre 1954 et 1962, dont 140 000 combattants du Front de libération nationale (FLN) pour le seul désir de la France de garder l’Algérie comme colonie. A ces massacres, il faut ajouter les 400 000 autres victimes des essais nucléaires français dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966. Nous ne l’oublierons jamais.
C’est ce même pays génocidaire qui veut, comme en Algérie, se maintenir au Sahel y compris en massacrant les populations civiles de l’espace AES. D’où la connivence avérée entre les autorités de ce pays et les groupes terroristes dont les exactions constituent le seul argument de la junte macronienne de vouloir maintenir ses troupes colonialistes au Sahel. Comme en Algérie, l’histoire se répète. La France use et abuse de quelques citoyens égarés de l’AES payés pour faire la guerre, sous toutes ses formes, à leurs frères sahéliens et africains. Ces néo-harkis et autres pieds noirs du 21è siècles sont pompeusement parés de titres de défenseurs de la démocratie.
Mais comme en Algérie, ces harkis ne remporteront pas la guerre face à la détermination des leaders de l’AES et surtout à la prise de conscience, au désir de liberté, d’indépendance et d’égalité des peuples de l’espace confédéral. La lutte pour la dignité finira toujours par la remporter sur la compromission et le déshonneur.
Siradji Sanda (ONEP)
