Le lundi 11 août dernier, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey a lancé les activités de la fourrière municipale. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts de modernisation et d’instauration de l’ordre dans une ville capitale où les gens se croient tout permis. Des garages et des commerces qui empiètent sur la voie publique, des véhicules en panne abandonnés des heures durant, voire plusieurs jours sur la voie publique perturbant la circulation.
Dès lors, la fourrière s’avère être une solution efficace à ce désordre. Cette infrastructure dotée de moyens logistiques adéquats accueillera désormais les véhicules et autres engins laissés ou délaissés sur la voie publique qui seront systématiquement dégagés par les services de la mairie. Et, les propriétaires paieront des frais avant de récupérer leurs véhicules. Certains diront que c’est répressif, mais le degré d’incivisme dont font preuve certains nécessite des mesures fortes.
Et à côté de ces mesures répressives, il y a aussi des niches que la Ville de Niamey peut exploiter à la fois pour mettre de l’ordre dans la mobilité urbaine tout en engrangeant des recettes. C’est notamment la question des parkings municipaux. Pour s’en rendre compte, il suffit de faire un tour à la rive droite dans les alentours du bureau des douanes.
En effet, à l’arrivée de chaque vague, ce sont des centaines de camions qui sont stationnés tout le long de la voie principale ainsi que dans les ruelles exiguës du quartier compliquant la circulation pour les résidents et les autres usagers. Ces camions restent stationnés plusieurs jours voire souvent une semaine, le temps de finir les formalités et décharger leurs cargaisons. Ce qui créé souvent des incompréhensions et des tensions avec les usagers.
Il aurait fallu l’existence d’un parking municipal digne de ce nom, doté de toutes les commodités pour exiger de ces camionneurs d’aller s’y installer pour attendre confortablement et sans indisposer les autres usagers et citoyens. Par la même occasion, cela permettra à la municipalité d’engranger des recettes parce que le parking sera payant, mais aussi de développer de petits pôles d’activités commerciales pour certains acteurs comme les restaurateurs.
Ce même désordre est permanent autour de nos centres commerciaux notamment les principaux marchés de la capitale. L’absence de parking dignes de ce nom oblige les gens à stationner comme ils peuvent occupant souvent des espaces qui ne doivent pas l’être. Là aussi, c’est une autre niche que la municipalité peut exploiter en aménageant de vrais parkings municipaux payants.
Enfin, il faut, à l’avenir prévoir des espaces de parking assez suffisants dans les projets d’infrastructures sociales publiques. Cela parce que souvent, les stationnements anarchiques sur la voie publique sont dû aussi des aspects structurels.
Siradji Sanda (ONEP)
