L’air du temps : Le milieu des taxis infiltré par des… larrons !

L'air du temps
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Décidément, on ne sait plus comment faire, ni à quel saint se vouer, pour être à l’abri du risque de se voir dépouillé de ses biens en se déplaçant dans les rues de Niamey. Tu marches à pied, tu es à la merci des coupe-jarrets aux yeux de hibou tapis dans l’ombre dans les coins obscurs de certains quartiers, sinon de ces jeunes spécialisés du vol à l’arraché. Tu empruntes un taxi, tu peux très facilement tomber dans la…nasse d’un de ces taximen indélicats qui usera de mille et une astuces pour te voler ton fric ou quelques biens précieux.

Tout récemment une bonne dame en a fait l’amère expérience. En effet, ayant emprunté un taxi pour se rendre quelque part vers Koira Kano, la cliente du taxi a été surprise de voir le taximan s’arrêter en cours de chemin pour lui signifier que finalement il ne peut pas aller à la destination indiquée, et que par conséquent elle doit descendre pour chercher un autre taxi. Et pour sortir du taxi, la cliente a dû passer par mille gesticulations pour ouvrir la portière, la poignée de l’intérieur étant cassée. Et, au moment où elle se débattait pour ouvrir la portière, un jeune homme assis sur le siège arrière du taxi (le complice du conducteur) n’eût aucun mal à soutirer le téléphone portable flambant neuf du sac de l’infortunée cliente.  Mais la pauvre ne s’en rendra compte que tard, quand le taxi a déjà disparu dans la nature. Un autre client qui a connu la même mésaventure, toujours avec la même tactique de vol, s’est vu dépossédé de la modique somme de 80.000 FCFA. 

Que dire, sinon que le milieu des taxis a été infiltré par une nouvelle race de faux taximen qui excellent dans le vol à la tire, voire dans le brigandage. Aujourd’hui, dans cette immense forêt des taxis qui pullulent dans les rues de Niamey, se cachent des taxis dangereux. Un phénomène qui, en toute évidence, peut porter attente à la crédibilité des taximen.

Et c’est à juste titre d’ailleurs qu’un responsable du syndicat des conducteurs de taxi qui s’exprimait sur les ondes d’une radio de la place, en juin 2020, n’est pas passé par quatre chemins pour demander aux autorités  compétentes de prendre des mesures draconiennes contre ces ‘’faux taximen’’ qui ‘’gâtent le nom’’ de leur corporation. Estimant que les conducteurs de taxi ne doivent pas payer les pots cassés de cette crise de confiance naissante entre les clients et eux, il a demandé que des investigations sérieuses soient menées en vue de séparer les bons grains de l’ivraie.

En attendant, le syndicat des conducteurs de taxi conseille aux usagers d’observer un certain nombre de règles de vigilance pour éviter de tomber dans le piège sordide des ‘’taximen-gangsters’’. Ainsi, les clients doivent éviter de prendre des taxis ne portant pas de numéro de portière (ou l’insigne de tête de taxi) et les taxis dont les portières ne s’ouvrent pas de l’intérieur, mais aussi ils doivent éviter d’être placés entre deux gaillards qui pourraient être des potentiels voleurs, complices du conducteur.

Par Assane Soumana(onep)