Depuis le 26 juillet 2023, les forces impérialistes-néocolonialistes et leurs pendants locaux ne cessent de multiplier et diversifier les menées subversives et actions perfides pour casser l’élan souverainiste de notre pays et des pays membres de la Confédération des États du Sahel en général.
Outre le soutien logistique et le financement des groupes armés terroristes, désormais établis par les services de renseignement de l’AES et même implicitement reconnus par certaines puissances, les tentatives de susciter un affrontement direct entre pays africains frères, le massacre de civils, l’impérialisme a aussi tenté de recourir à son arme fétiche qui consiste à opposer les communautés. Cette stratégie perfide, on se rappelle, a été utilisée au Rwanda où elle a débouché sur le génocide des Tutsis de 1994 où plus d’un million de personnes ont été massacrées au vu et au su de tous, si ce n’est avec la complicité directe de certains pays comme la France.
Mais, une fois encore, les néocolonialistes et leurs suppôts tropicaux se sont gourés. Le peuple nigérien est au-dessus de ces basses considérations. Les brassages intercommunautaires à travers les mariages, le commerce et surtout l’Islam, ont créé, depuis plusieurs siècles, des liens indestructibles.
La seule option qui reste pour le néocolonialisme français à bout de souffle et ses sbires au Sahel est de s’attaquer aux infrastructures stratégiques comme le pipeline, les marchés, les routes et les ponts, et récemment l’aéroport de Niamey. Cette stratégie du désespoir cache mal l’incapacité des groupes armés terroristes en service commandé pour le compte de ladite puissance coloniale, de faire face directement à nos Forces de défense et sécurité toujours plus fortes, plus aguerries et plus déterminées à défendre l’intégrité du territoire et la dignité du peuple nigérien.
D’où, l’obligation pour chacun de nous, en tant que citoyen, de répondre à l’appel des plus hautes autorités du pays pour une mobilisation générale pour la défense de la patrie. En effet, les infrastructures critiques auxquelles s’en prennent les terroristes en service commandé sont notre bien commun. Ces infrastructures sont utilisées pour nos besoins quotidiens. Elles sont les fondements de notre survie en tant que peuple. C’est pourquoi, nous devons les défendre et les protéger à tout prix.
Nous devons et nous pouvons le faire à travers une franche collaboration avec les FDS à qui nous devons signaler toute présence, tout individu ou tout comportement suspect. Nous pouvons le faire en continuant à alimenter le Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie (FSSP), cela parce que les FDS assurent déjà, avec professionnalisme et efficacité, la protection du territoire.
Délesté de ses sources de revenus, à savoir l’exploitation et le pillage de nos ressources naturelles qui lui permettent de soutenir son train de vie et son statut international, la France ne va pas laisser le Sahel vivre en paix. Leurs autorités, leurs stratèges militaires l’ont dit et répété à maintes reprises. Elle déploie sa stratégie de déstabilisation avec malheureusement la complicité de certains pays de la région ouest africaine. C’est ce qui explique toutes les tentatives de créer le chaos dans l’AES : attaque de convois civils de carburant au Mali, projet d’assassinat du Président du Faso, attaques sur le pipeline, les mosquées et les marchés au Niger.
Face à ces évidences, la mobilisation générale pour la défense de la patrie n’est pas une option, c’est une nécessité absolue qui conditionne notre survie en tant que pays et la préservation de notre identité, de notre dignité, de vos valeurs en tant que peuple.
Siradji Sanda (ONEP)
