Des couscoussiers de toutes les tailles sont proposés à la clientelle
Le couscoussier communément appelé ‘’madambati’’ en Hausa, ‘’dambou gassou’’ en Zarma, est un ustensile de cuisson à vapeur. Sur les marchés de la capitale, les modèles en inox côtoient ceux en paille, préférés par les clients ; les modèles traditionnels à base de calebasse se faisant de plus en plus rares dans les grandes villes. Cet ustensile de cuisine est très utilisé par les ménages à Niamey, pour le grand bonheur des acteurs impliqués dans sa commercialisation.
A l’époque, les femmes utilisaient les couscoussiers en inox, massivement importés dans le pays. Depuis quelques années, les cuisines de Niamey préfèrent ceux fabriqués à partir de la paille, jugés plus pratiques. Cet ustensile qui a le vent en poupe, fait savoir M. Hamza, un jeune revendeur installé au grand marché de Niamey, est importé du Ghana.
Il explique que les prix pour les détaillants varient en fonction de la taille : les plus petits couscoussiers sont vendus entre 750 F, 1000 F et 1 250 Fcfa ; alors que les plus grands se négocient entre 1 500 F et 3 000 FCFA. Néanmoins, ajoute M. Abdoul-Aziz, un autre revendeur, les prix sont encore plus abordables pour les semi-grossistes qui achètent pour ensuite revendre dans les villages.
« Les femmes utilisent beaucoup ces ustensiles de cuisine. Souvent, nous leur vendons en gros à un prix réduit. Par exemple, au lieu de 1 000 FCFA, on donne à 750 FCFA. Elles les revendent ensuite à 1 250 Fcfa pour gagner un bénéfice. En cas de rupture aussi, on peut faire recours aux grossistes sur le marché », a-t-il expliqué.
Ces jeunes commerçants qui se sont spécialisés dans la vente des couscoussiers, disent vivre de leur travail. Ils regrettent cependant les ruptures récurrentes dans leur approvisionnement pendant les saisons pluvieuses.
Pour l’instant, les femmes, elles, se frottent les mains et profitent de la disponibilité des couscoussiers à base de paille sur les différents marchés de la capitale. Chamsiya est une utilisatrice rencontrée au grand marché de Niamey. Visiblement conquise par ces ustensiles venus du Ghana, elle enchaine les conseils d’utilisation, forte de plusieurs années d’expérience. Le gain de temps grâce à ces ‘’merveilles’’, et surtout leur simplicité d’utilisation, dit-elle, rendent heureuses les femmes en cuisine.
Venue à Niamey pour un séjour de courte durée, Hadjia Aicha s’est donné le temps de parcourir le marché afin de se procurer son sésame, le couscoussier fabriqué avec de la paille. Se procurer plusieurs unités est un devoir pour les femmes de l’intérieur du pays lors de leur passage à Niamey. « C’est plus pratique que celui en inox, car non seulement il y a l’aspect rapidité de la cuisson, mais surtout la simplicité de son utilisation », explique-t-elle.
Rabi. I. Guero (ONEP)
