L’Entreprenariat féminin : Nadira Oumarou Sabo, un modèle d’autonomisation de la femme nigérienne

Société

De plus en plus les jeunes nigériens n’héritent pas à embrasser l’entreprenariat, un domaine qui, certes est porteur, mais exigent beaucoup parce qu’il requiert une bonne dose d’audace tant les risques qui l’assaillent sont énormes. En dépit des contraintes liées au secteur, on constate l’enthousiasme qu’ont surtout les femmes

à se lancer dans une aventure entrepreneuriale. L’entreprenariat féminin se développe au fil des années au Niger et les actrices bravent un certain nombre de risques pour pouvoir exister. C’est l’exemple de la jeune fille Nadira Oumarou Sabo qui s’évertue à y faire carrière parce qu’elle a une réflexion fertile et des idées innovantes.

L’Entreprenariat est un secteur de création de richesse et pourvoyeur d’emplois dans un contexte où l’Etat ne peut pas donner du travail à l’ensemble des diplômés qui sortent des écoles. Il suffit juste d’y croire et se lancer pour s’en rendre compte. Les études doivent donner les idées pour pouvoir affronter un moment donné la réalité. C’est le cas de Nadira Oumarou Sabo, une étudiante en 4ème année à l’Ecole Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) qui, depuis 2019 a créé son propre entreprise pour tâter le terrain de l’entreprenariat.

La jeune entrepreneure a d’abord débuté avec une entreprise de parfumerie dénommée Nadira Collection avant d’en créer progressivement deux autres entreprises dont l’une dans le domaine vestimentaire appelée “Nadira Dress” et l’autre dans le domaine de l’entretien et nettoyage sous le nom de “cleaning service Sabo”. Toutes les trois entreprises sont fonctionnelles. ‘’Le secret de l’entreprenariat réside dans la conviction, la détermination, l’engagement et le courage à affronter les défis et obstacles qui se dressent sur le chemin. Depuis mon adolescence, je suis passionnée de l’entreprenariat dans la mesure où je pense toujours qu’entreprendre est synonyme d’indépendance. Je sentais un lourd poids sur moi lorsque, je demandais quelque chose à mes parents

depuis l’adolescence», a confié la  jeune entrepreneure ) la fleur de l’âge (21 ans).

Avec la révolution du numérique, certains services de Nadira sont en ligne avec des possibilités de livraison à la demande du client. Ce sont des services relatifs aux parfums et les habits. Il existe aussi des points de vente où les clients peuvent se rendre pour acheter. Le service livraison est assuré par deux agents dynamiques. Pour assurer le fonctionnement régulier des services au sein de ses entreprises, Nadira dispose d’une dizaine d’agents repartis dans les trois entreprises. «Mon ambition, c’est de contribuer à la richesse de mon pays en faisant en sorte que mes trois entreprises puissent profiter aux autres en créant de l’emploi. Il faut que les entreprises participent à la création d’emplois et se faisant, elles aident l’Etat à réduire le chômage des jeunes», dit Nadira Oumarou Sabo.

Evoquant la formation en entreprenariat, la jeune Nadira dit avoir participé à plusieurs formations dans le monde de l’entreprenariat et une autre formation s’adressant spécifiquement aux jeunes entrepreneurs. Elle a acquis des expériences professionnelles dans le domaine de l’entreprenariat. Nadira a eu à former aussi deux jeunes qui sont autorisés actuellement à se lancer dans l’entreprenariat. Avec le soutien de ses parents, Nadira compte aller loin dans le domaine de l’entreprenariat. Les problèmes de l’entreprenariat au Niger se résument surtout au manque de financement et à la faible consommation des produits locaux par la population. Plusieurs d’entreprises sont tombées en faillite à cause surtout du comportement de la population.

La jeune entrepreneure Nadira appelle les jeunes filles à entreprendre parce que, l’Etat ne peut pas donner du travail à tous les diplômés. L’autonomisation de la femme nigérienne passe par l’entreprenariat. «Nous demandons simplement à l’Etat d’aider les jeunes entrepreneures sur les plans financiers et l’organisation des  formations dans le domaine de l’entreprenariat», a conclu la jeune entrepreneure.

Mourtala Alhassane(Stagiaire)