Réunion à la Présidence de la République sur les télécommunications au Niger : Le Président Bazoum dévoile ses attentes aux acteurs du secteur des télécoms

Société
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Le Président de la République, Chef de l’Etat, M Mohamed Bazoum a présidé, le vendredi 7 mai dernier au Palais de la Présidence de la République, une rencontre d’échange sur les télécommunications. Un secteur appelé à jouer son rôle en vue de l’atteinte de notre objectif développement. Un maillon important dans l’essor de l’économie nationale qui aujourd’hui est non seulement en léthargie mais n’est pas très accessible. Cette rencontre ayant regroupé les différents responsables du secteur autour du Président de la République a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de décliner sa vision du secteur, celle qui consiste à lui insuffler une nouvelle dynamique permettant de le redresser pour pouvoir rattraper le retard accusé. «Notre objectif est de donner au peuple nigérien un accès à des services de télécommunications de qualité à un coût abordable», a déclaré le président Bazoum à l’ouverture de la réunion.

Cette rencontre se veut une sorte de diagnostic car, plusieurs questions qui assaillent ledit secteur ont été évoquées à savoir le cadre règlementaire, c’est-à-dire la réglementation de la gestion de la fibre optique, le partage des infrastructures, le cadre technique relatif à la couverture et la qualité du service et le cadre le fiscal. Cette réunion a été donc un cadre d’échange sans complaisance en vue de remettre le secteur des télécommunications sur les rails dans le but de combattre le chômage, la pauvreté et faire revivre les petites et moyennes entreprises.

Le Président de la République a dressé «une situation peu reluisante du secteur» avant d’évoquer «les orientations nouvelles à imprimer à ce secteur». Pour le Chef de l’Etat, le secteur des télécommunications doit contribuer pour une part importante dans «l’essor des économies de plus en plus financiarisées et numérisées». Ce qui ne semble pas être le cas au Niger où ce secteur a connu un certain nombre de problèmes ayant entravé son développement. «Aujourd’hui les services de télécommunications au Niger sont très chers, plutôt de mauvaise qualité, caractérisés par des faibles débits, un accès très limité et peu vulgarisé», a déploré le Président Mohamed Bazoum.

«Mon intention, c’est de faire jouer au secteur des télécommunications son rôle de catalyseur de développement et de créateur d’emplois qu’il joue partout ailleurs», dixit le Président Bazoum

Si quelques progrès ont certes été enregistrés tel que le déploiement de la 4G, il n’en demeure pas moins que la contribution de ce secteur à l’essor de l’économie nationale reste en deçà des attentes. Le Chef de l’Etat énuméré quelques statistiques pour le moins évocatrices. «En effet, le taux de pénétration n’est que de 43% environ quand il frôle les 100% dans des pays comme le Mali et le Burkina. Le taux de pénétration Internet mobile est de moins de 20%, alors que dans les pays limitrophes, il se situe à environ 30%. Plus inquiétant, le pourcentage de compte de monnaie électronique actif n’est que de 3% alors qu’il est de 45% dans des pays dont les économies sont comparables à celle du Niger (Mali, Burkina, etc.) », a soutenu le Président Bazoum.

Face à cet état de fait, le Chef de l’Etat a rappelé son ambition pour le secteur. « Mon intention, c’est de faire jouer au secteur des télécommunications son rôle de catalyseur de développement et de créateur d’emplois qu’il joue partout ailleurs», a-t-il déclaré avant de rappeler les objectifs du Programme de renaissance Acte III en matière de télécommunications. «Notre objectif est de donner au peuple nigérien un accès à des services de télécommunications de qualité à un coût abordable (…) et cela particulièrement, au profit des jeunes, des femmes, des petites et moyennes entreprises qui constituent la colonne vertébrale de notre économie, ainsi que son avenir», a précisé le Président Bazoum.

Par la suite, les participants à cette réunion ont engagé des échanges ouverts et sans tabous sur tous les défis auxquels est confronté le secteur, cela en vue de leur trouver des solutions consensuelles, suivant une démarche participative et inclusive.

Mamane Abdoulaye(onep)