Le DG de l’hygiène publique expliquant la nécessité de bien gérer les déchets issus des soins
La conseillère technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Mme Sourghia Mariama, a procédé, le mardi 16 juin 2026, au CSI de Liboré, au lancement de la caravane de sensibilisation des agents de santé et des techniciens de surface sur la gestion des déchets d’activités de soins de santé (GDAS) au sein des formations sanitaires. Cette caravane, organisée par la Direction générale de l’hygiène publique, vise à sensibiliser les communautés et les agents de santé sur les dangers liés à la mauvaise gestion des déchets issus des soins.
La caravane vise précisément à sensibiliser les communautés et les agents de santé sur les dangers liés à la mauvaise gestion des déchets issus des soins ; à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement dans les structures sanitaires ; à encourager le respect des normes et procédures de gestion des déchets biomédicaux ; et à renforcer l’engagement communautaire pour un environnement sain et sécurisé.
Mme Sourghia Mariama a affirmé que chaque jour, les établissements de santé produisent différents types de déchets, notamment des déchets infectieux, piquants, tranchants ou encore pharmaceutiques, qui peuvent représenter un danger réel pour le personnel de santé, les patients, les accompagnants et les communautés lorsqu’ils ne sont pas correctement gérés. Il est, selon elle, indispensable de renforcer la sensibilisation et la mobilisation de tous les acteurs afin d’adopter de bonnes pratiques de tri, de collecte, de transport, de traitement et d’élimination sécurisée des déchets biomédicaux. « La protection de la santé publique et de notre environnement est une responsabilité collective. Ensemble, nous pouvons réduire les risques sanitaires, préserver notre cadre de vie et garantir des services de santé plus sûrs pour nos populations », a-t-elle indiqué.

Mme Sourghia Mariama a invité l’assistance à suivre avec attention les activités prévues, à partager les messages de sensibilisation et à devenir des ambassadeurs des bonnes pratiques dans leurs structures et leurs communautés. « Ensemble, faisons de nos établissements de santé des espaces plus sûrs, plus propres et plus respectueux de l’environnement », a-t-elle déclaré, tout en adressant sa gratitude aux autorités ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé pour le précieux appui qu’ils ne cessent d’apporter au Niger dans le cadre de la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales.
Pour sa part, le directeur général de l’hygiène publique, le médecin Commissaire Divisionnaire de police Mahaman Zangui, a souligné la nécessité de bien gérer les déchets issus des soins. « Assurer une gestion correcte des déchets, c’est aussi renforcer la prévention des infections, protéger les patients et le personnel et améliorer durablement notre système de santé », a-t-il déclaré.
Auparavant, le secrétaire général de la commune rurale de Liboré, M. Aoussouk Islamane, a exprimé sa reconnaissance pour l’engagement du ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, à faire de l’hygiène en général et de la gestion des déchets une priorité, notamment à travers la mise à disposition d’incinérateurs modernes au profit des formations sanitaires. Il a indiqué que l’hygiène est un élément essentiel de l’existence humaine, mais qu’en milieu sanitaire et hospitalier, elle constitue une exigence et une nécessité vitale. Sans hygiène, a-t-il expliqué, les centres de santé deviendraient inévitablement des ‘’mouroirs’’, car le milieu sanitaire regroupe des malades, des personnes fragiles, des germes résistants et une multiplicité de contacts favorisant la propagation des maladies. « La sensibilisation des agents de santé et des techniciens de surface en milieu sanitaire est très importante, en cohérence avec les objectifs de la refondation qui font de la santé des populations une priorité nationale. L’hygiène en milieu hospitalier permet de protéger à la fois le patient fragile et le soignant. Elle contribue également à casser la chaîne de transmission des germes à travers les mains, les portes, les matériels médicaux et les surfaces », a-t-il conclu.
Assad Hamadou (ONEP)
