Les forces vives de Tillabéri ont condamné la tentative de déstabilisation des institutions de la République
Les forces vives de la région de Tillabéri réaffirment leur soutien aux autorités de la refondation et condamnent les événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août 2026 à Niamey. Elles l’ont exprimé, hier mercredi 2 septembre 2026, au cours d’un meeting organisé à la tribune officielle de Tillabéri, en présence des autorités administratives, des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS), des chefs traditionnels et religieux, des représentants de la société civile et d’une importante mobilisation populaire.
Àtravers les différentes interventions, les participants mettent l’accent sur la nécessité de préserver la dynamique de refondation et les acquis enregistrés depuis le 26 juillet 2023. Pour les forces vives de la région de Tillabéri, cette dynamique traduit une volonté de renforcer la souveraineté nationale et de permettre au peuple nigérien de décider de son avenir.
Dans leur déclaration, les forces vives estiment que les événements des 28 et 29 août constituent une tentative de remise en cause du processus en cours. Elles réaffirment, à ce titre, leur soutien aux autorités de la refondation et appellent les populations à rester mobilisées autour des enjeux de souveraineté, d’indépendance et de stabilité nationale. Elles condamnent sans réserve les actes visant à déstabiliser les institutions de la République et saluent la réaction des forces restées fidèles à leur mission.
Présidant la rencontre, le gouverneur de la région de Tillabéri, le Colonel Maïna Boukar, salue la forte mobilisation de la population. Il estime que cette présence témoigne de l’attachement des populations aux autorités de la refondation et au processus engagé dans le pays.
Le gouverneur rappelle que les Forces de défense et de sécurité constituent une même famille, au sein de laquelle la cohésion, la discipline et le respect de la hiérarchie doivent prévaloir. « Ce que nous avons vécu le 29 août 2026 ne devrait pas nous arriver », souligne-t-il, avant de rendre hommage aux FDS pour leur courage, leur abnégation et leur engagement au service de la nation. Le Colonel Maïna Boukar adresse également ses condoléances aux familles des personnes décédées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
Pour lui, la défense de la souveraineté nationale ne peut être l’affaire des seules forces armées. La population doit également jouer sa partition, particulièrement la jeunesse, appelée à accompagner activement les FDS dans leur mission de sécurisation et de stabilisation du pays. « Notre lutte, c’est de sauvegarder notre souveraineté et assurer notre indépendance totale », affirme-t-il appelant par la même occasion les populations à rester vigilantes et responsables. Le gouverneur insiste enfin sur l’importance de la cohésion nationale. « Un peuple uni est plus fort face à l’adversité. Une armée disciplinée est plus efficace dans l’accomplissement de sa mission », a-t-il dit.
La déclaration des forces vives de la région est l’un des temps forts du meeting. Lue par Hama Oumarou, elle est ensuite traduite en langues Zarma et Haoussa afin d’en assurer une large compréhension par les participants. Les représentants des forces vives expriment leur « profonde indignation » face aux événements survenus à Niamey et réaffirment leur soutien au Président de la République, au CNSP, au Premier ministre et au gouvernement. Ils saluent le courage et le professionnalisme des FDS qui ont permis de circonscrire rapidement la menace.
Les forces vives demandent également que les auteurs, co-auteurs et complices des actes commis répondent de leurs actes devant la loi. Elles lancent enfin un appel à la population nigérienne à demeurer mobilisée et vigilante autour de la défense de la souveraineté nationale. La déclaration est remise au gouverneur de la région à l’issue de sa lecture.
Dans son mot de bienvenue, l’administrateur délégué de la commune urbaine de Tillabéri, le Commissaire Divisionnaire Ousseini Amadou Oumarou appelle pour sa part les jeunes, civils comme militaires, à davantage de lucidité et de discernement. Il dénonce les réactions de certains Nigériens sur les réseaux sociaux à la suite des événements, estimant que ces prises de position peuvent contribuer à alimenter les tensions au lieu de favoriser l’apaisement. « Il n’y a pas de solidarité dans la bêtise », lance-t-il, invitant chacun à mesurer la portée de ses actes et de ses propos.
Adamou I. Nazirou
ONEP-Tillabéri
