Médecin Colonel-major Garba Hakim
A l’instar de la communauté internationale, le Niger célèbre la Semaine Mondiale de l’Allaitement Maternel, édition 2026. Placée sous le thème « L’allaitement maternel pour un départ durable dans la vie : renforcer ce qui fonctionne », l’événement vise à sensibiliser, protéger et encourager cet acte afin de garantir la santé des mères et des nourrissons. À cette occasion, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, a livré, hier mercredi 2 septembre 2026, un message afin d’inviter tous les acteurs pour encourager davantage cette pratique.
Dans son message, le ministre de la Santé a souligné l’importance de cette semaine qui constitue une opportunité d’évaluer les progrès, renouveler les engagements collectifs et rappeler une vérité fondamentale qui fait de l’allaitement maternel le premier acte de protection, de santé et de développement pour les enfants. Il a également expliqué les raisons qui ont sous-tendu le choix du thème de cette édition 2026. « Il nous invite non seulement à mettre en lumière et à valoriser les approches éprouvées qui améliorent les pratiques d’allaitement, mais aussi à bâtir des systèmes de soutien durables pour les mères et leurs nourrissons », a-t-il dit.
Le médecin Colonel-major Garba Hakimi a relévé les progrès réalisés au Niger dans le cadre de l’allaitement maternel exclusif avec l’appui constant des agents de santé, des relais communautaires, des groupes de soutien et des familles. Toutefois, le ministre en charge de la Santé a notifié que ces efforts restent en deçà de la cible mondiale de 50% fixée par l’Assemblée Mondiale de la Santé (AMS), et de l’objectif global révisé qui porte ce taux à au moins 60% d’ici 2030. De plus, le ministre a précisé que la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans n’est plus que de 36,7%, en baisse par rapport à 2022. « De nombreux nourrissons de moins de six mois reçoivent encore d’autres liquides ou aliments notamment de l’eau, ce qui constitue l’obstacle majeur à l’allaitement maternel exclusif et accroît leur vulnérabilité », a-t-il déploré.
Par ailleurs, il a rappelé l’importance de l’allaitement maternel et ses nombreux avantages. « Ce n’est pas seulement un acte d’amour, c’est le premier vaccin de l’enfant, son premier investissement de santé et le fondement d’un développement physique et cognitif optimal. Il est reconnu comme la meilleure option pour l’alimentation du nourrisson, il est complet, gratuit, toujours disponible et parfaitement adapté aux besoins nutritionnels et immunologiques du nourrisson », a-t-il soutenu. L’allaitement maternel réduit également le risque de malnutrition chronique, l’obésité, le diabète et les maladies infectieuses telles que la diarrhée et la pneumonie. Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a mis l’accent sur l’implication de tous pour mettre en place des systèmes de soutien durables au sein des structures de santé, des lieux de travail, des communautés et des familles pour que chaque mère puisse allaiter dans les meilleures conditions. « Ceci sous-tend un environnement favorable, un accompagnement bienveillant et des structures de soutien solides, d’où la nécessité de renforcer ce qui fonctionne », a déclaré le ministre. Il a ensuite invité les communautés à adopter les meilleures pratiques dont l’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois et l’amélioration de la diversité et la fréquence des repas chez les enfants de 6 à 23 mois.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
