Docteur Aoussi Abdourahamane
Les nigériens se souviennent bien de cette phrase d’un des discours de feu Président de la République du Niger le Général de Brigade Seyni Kountche à l’occasion d’une des fêtes de l’arbre : « Planter des arbres c’est bien, mais les entretenir c’est encore mieux». La pollution à travers les sachets plastiques, les machines industrielles, les automobiles, la défécation à l’air libre ou autre phénomène utilisé par la population de Niamey souvent dans l’indifférence totale sont des moyens de destruction à grande échelle de la nature.
Malgré les efforts entrepris ces dernières décennies par les gouvernements qui se sont succédé pour rendre la ville de Niamey «belle” (le programme Niamey Nyala en l’occurrence est une merveilleuse initiative) et qui a abouti au programme de modernisation des villes du Niger. L’hygiène et l’assainissement de la capitale du Niger demeure une préoccupation majeure de la mairie.
En arborant certaines artères de la capitale nigérienne, il est fréquent de voir des arbres plantés au frais du contribuable par l’Etat qui sont généralement maltraités ou pas entretenus du tout aux abords des routes bitumées, un fait qui doit interpeller tout citoyen soucieux de l’environnement et de la beauté de cette ville. C’est le cas des arbres plantés le long de la voie du camp de la police secours qui mène vers l’escadrille.
D’innombrables arbres qui ont un rôle important dans l’équilibre de l’écosystème compte tenu du degré de pollution aux alentours de la ceinture verte où jonchent de milliers de sachets plastiques constituent un dépotoir a perte de vue. Même en minimisant le coût de la plantation de ces arbres le rôle que joue ces derniers dans l’environnement doit interpeller notre conscience à s’intéresser à leur entretien. En plus de ce désintéressement de la population Niaméenne pour l’entretien des arbres pourtant une des sources de vie, existe la menace des menaces des animaux errants qui n’hésitent pas un seul instant à mangerez le feuillage frais de ces arbres naissants ou souvent d’autres animaux procèdent a leur déterrement .un phénomène plus inquiétant quand on sait que certains bergers font paître leurs animaux dans la ville où ses environs si ce n’est des enfants laissés à eux-mêmes par leurs parents qui en jouant détériorent complètement ces arbres.
La plantation d’arbres est une affaire de génération car notre vie en dépend. A cet effet, j’aimerai interpeller mes lecteurs sur deux anecdotes qui sont mes suivantes :
– la première est celle d’un vieil homme qui plantait un palmier quand apparaissait un homme qui lui dit : pensez que vous vivrez jusqu’à la récolte des fruits de ce palmier ?
– le vieil homme rétorqua : ils ont planté, nous avons mangé et nous plantons
aussi pour qu’ils mangent.
– La deuxième anecdote est celle d’un autre homme riche qui tomba malade. Étant alité dans un hôpital l’oxygène au nez car souffrant d’un manque crucial
de cette matière nécessaire à la vie. Après un temps, une addition salée fut présentée au patient. Le patient alité s’exclama et tomba en pleur. Il dit combien alors dois-je à mon créateur qui m’a offert de l’oxygène et du souffle pendant plus de soixante-dix-huit ans (78 ans) ?
– ces anecdotes nous enseignent la place de l’arbre et des substances qu’il génère notamment les fruits et l’oxygène nécessaire pour notre bien être et aussi le feuillage l’écorce et les racines que nous utilisons pour nous soigner.
Certains arbres ont des vertus thérapeutiques inestimables. La pollution de l’environnement est une menace qui nous concerne tous compte tenu des effets néfastes du changement climatique. La désertification étant une menace réelle qui n’a cessé d’être une des préoccupations majeures de nos gouvernants, ce qui a d’ailleurs poussé le Président Seyni Kountche à proclamer le 03 août comme la fête de l’arbre.
Il est aujourd’hui temps qu’une sensibilisation accrue soit orientée à l’endroit des nouvelles générations pour sauvegarder notre environnement qui reste notre patrimoine commun et constitue une réserve naturelle de préservation de l’écosystème mondial qui souffre énormément des gaz à effet de serre.
Docteur Aoussi Abdourahamane
