Au cours de la conférence sur les perspectives des achats locaux auprès des femmes
À l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la femme nigérienne, commémorée chaque 13 mai, les femmes de la Cour des comptes ont procédé, le mercredi 13 mai 2026 à Niamey, à une remise de linceuls à la morgue du cimetière musulman de Yantala. Ce geste humanitaire a été suivi d’une cérémonie à la Cour des comptes marquée par des conférences sur l’autonomisation économique et l’ascension des femmes aux postes de décision.
Le don remis par les femmes de la Cour des comptes à la morgue du cimetière de Yantala est composé de plusieurs rouleaux de draps mortuaires, ainsi que d’encens. À cette occasion, la greffière en chef de la Cour des comptes, Mme Roufai Fatouma, a fait savoir que ce geste de solidarité et de compassion est destiné à soutenir les familles éprouvées par le deuil, tout en traduisant l’engagement social des femmes de l’institution envers la communauté.
A la cérémonie de célébration qui s’est tenue au siège de la Cour, le président de la première chambre, M. Magagi Tanko a félicité les femmes pour leur engagement quotidien au service de la Cour des comptes et de la République du Niger. Selon lui, le 13 mai rappelle le courage, la détermination et les sacrifices consentis par les femmes nigériennes pour la reconnaissance de leurs droits, leur participation à la vie nationale et leur place dans les sphères de décision. La présidente de la Cour des comptes, a-t-il dit, demeure une illustration éloquente des capacités de la femme à assumer les plus hautes responsabilités au même titre que les hommes.

Par ailleurs, M. Magagi Tanko a salué la remarquable capacité des femmes à concilier responsabilités professionnelles et obligations familiales, souvent avec discrétion, dignité et abnégation. « Nous formons le vœu que les femmes de la Cour des comptes poursuivent leur marche vers davantage d’épanouissement professionnel, de responsabilité et de leadership au bénéfice du pays », a-t-il souhaité.
Auparavant, Mme Aicha Na Allah Gouzayé, conseillère à la Cour des comptes, a rappelé que c’était le 13 mai 1991 que les femmes nigériennes étaient sorties massivement pour exiger une meilleure représentation des femmes au sein de la commission préparatoire de la Conférence nationale souveraine. « Cette date historique est à mettre à l’actif des femmes qui se sont battues et ont obtenu une meilleure représentativité en juillet 1991. C’est le point de départ pour la prise en compte et l’intégration de la femme nigérienne dans les secteurs socio-économique et politique », a-t-elle rappelé. La célébration du 13 mai, a-t-elle expliqué, est devenue une occasion pour les différentes structures de magnifier la femme nigérienne à travers des activités de sensibilisation, de plaidoyer, de solidarité et de réjouissance.
À la même occasion, ces femmes ont organisé deux conférences, dont l’une est consacrée au thème : « Les achats locaux auprès des femmes : quelles perspectives ? », animée par la promotrice du salon Made in Niger, Mme Rabi Arzika ; et l’autre par la greffière à la deuxième chambre, Maitre Mariama Taganga Mamoudou, portant sur « L’excellence au féminin : défis et stratégies de l’ascension des femmes nigériennes aux postes de hautes décisions ».
Hafissatou Mounkaila
(Stagiaire)
