Des tâches bien reparties pour un service rapide et de qualité
À Dosso, sur la route reliant la Place des Martyrs à l’Arène, une activité attire l’attention des passants : le lavage des motos, des voitures et des tricycles « adeydeyta ». Cette entreprise, connue sous le nom de « Lavage Dogoney », est tenue par trois jeunes issus d’une même famille, qui ont fait de cette activité leur principale source de revenus. Sous un soleil souvent écrasant, ils travaillent du matin au soir avec détermination, transformant les abords de cette route très fréquentée en un véritable espace d’activité économique.
Dès les premières heures de la journée, avant même que la circulation ne s’intensifie, les laveurs prennent place. Seaux d’eau alignés, brosses, chiffons et produits de nettoyage à portée de main, chacun prépare son matériel avec soin. Certains arrivent avant 6 heures du matin pour accueillir les premiers clients : conducteurs de motos, propriétaires de voitures, conducteurs de « adeydeyta » et commerçants de passage. Tout au long de la journée, le rythme reste soutenu. Les motos sont nettoyées rapidement et avec précision. Les voitures sont soigneusement lavées, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Quant aux « adeydeyta », très utilisés pour le transport et les activités commerciales dans la ville de Dosso, ils retrouvent leur éclat après plusieurs passages à l’eau et au savon. Entre le bruit des moteurs et les appels des clients, ces jeunes enchaînent les prestations dans une ambiance dynamique.
Le directeur de l’entreprise « Lavage Dogoney », M. Issoufou Zakari, âgé de 39 ans, explique que, dans un contexte marqué par le chômage des jeunes, le lavage de véhicules est devenu une véritable opportunité pour gagner honnêtement sa vie. «Grâce aux revenus que nous tirons chaque jour de cette activité, nous arrivons à subvenir à nos besoins, à aider nos familles, à payer la scolarité de nos enfants et à soutenir nos proches », a-t-il confié.
L’entreprise « Lavage Dogoney » est aujourd’hui bien connue à Dosso grâce à la qualité de ses équipements et au savoir-faire de son équipe. « Nous mettons tout notre savoir-faire et toute notre énergie pour offrir un travail de qualité en nettoyant chaque recoin des véhicules qui nous sont confiés », a-t-il affirmé. Selon M. Issoufou Zakari, les tarifs varient en fonction du type de véhicule. « Nous nettoyons les motos à 500 FCFA, les voitures entre 1 500 et 3 000 FCFA, selon le choix du propriétaire, et les adeydeyta à 1 000 FCFA », a-t-il indiqué.
Malgré la fatigue physique et la forte chaleur, ces jeunes exercent leur activité avec courage et persévérance. Les mains constamment dans l’eau et les vêtements souvent trempés, ils restent concentrés sur leur travail jusqu’à la tombée de la nuit. À travers leur engagement quotidien, ces laveurs de véhicules sont un exemple de courage et de débrouillardise. Leur parcours montre qu’avec de la volonté, même une activité modeste peut devenir une véritable source de revenus, de dignité et d’espoir pour la jeunesse nigérienne.
Hafissatou Mounkaila, (Stagiaire)
