L’affiche du film
Le paysage culturel nigérien va bientôt accueillir une œuvre cinématographique majeure et singulière. Au cours de ce mois de juillet, le public découvrira en avant-première « A TASHI », le tout nouveau projet porté par Mohamed Chérif Ibrahim Ousmane. Homme aux multiples casquettes, à la fois artiste, écrivain, producteur, réalisateur et juriste de formation, ce jeune créateur engagé livre, dans son œuvre, un cri du cœur destiné à bouger les lignes et à raviver l’espoir d’une génération en quête de repères.
La genèse de « A TASHI » repose sur un constat lucide du réalisateur face au doute et au découragement qui guettent parfois ses pairs. Loin de céder au fatalisme, Mohamed Chérif Ibrahim Ousmane a conçu ce film comme un véritable appel à l’action. Son ambition est claire, rappeler que le développement du Niger repose avant tout sur l’engagement de ses propres enfants. Personne ne viendra résoudre les défis locaux à leur place. «J’ai voulu proposer une œuvre qui rappelle que chaque jeune a un rôle à jouer dans la construction de sa communauté et de son pays. A TASHI est un appel à l’action, à la responsabilité et à l’engagement positif », dit -il. Pour toucher au plus juste, le film adopte un format hybride particulièrement percutant, à la frontière entre la fiction et le documentaire. «J’ai choisi cette approche parce que je souhaitais offrir au public une expérience à la fois artistique et profondément réaliste », explique Mohamed.
C’est un film moyen métrage qui couvre des thèmes d’actualité concernant la jeunesse. Le civisme, la responsabilité citoyenne, le leadership et l’entrepreneuriat y occupent une place centrale. L’œuvre aborde également sans tabou des questions plus complexes, telles que l’insertion socio-professionnelle, la délinquance juvénile et le phénomène douloureux de l’exode des jeunes vers l’étranger. Le public cible est d’ailleurs à l’image de cette diversité. Visant principalement les 18 à 35 ans, le film s’adresse aussi bien aux étudiants, aux commerçants, aux apprentis qu’aux jeunes entrepreneurs, qu’ils soient lettrés ou non. Il s’adresse en réalité à quiconque croit au potentiel de la jeunesse pour transformer la société. «Ma première attente est que ce film puisse inspirer, sensibiliser et mobiliser les jeunes Nigériens sur l’ensemble du territoire national ». Il souhaite également que « A TASHI » contribue à faire naître une nouvelle dynamique d’engagement citoyen, de responsabilité et d’initiative au sein de la jeunesse.
Le parcours de production de « A TASHI » témoigne lui aussi d’une volonté de réussir. Le film a d’abord été financé sur fonds propres grâce à l’abnégation de l’équipe d’origine. Cette rigueur a ensuite attiré l’œil de la structure Triple S (Show et Sport Sahel), menée par Mohamed Hassan, Mohamed Balla, Nadir Moutari et Abdoul Salam, qui a rejoint l’aventure pour en assurer la production exécutive. Sur le plan technique, le réalisateur s’est entouré d’une équipe soudée. On retrouve ainsi Inaulte Delavoisier comme opérateur, épaulé par Rodrigue. Le son a été confié à Zouk, tandis que Ramadan a orchestré la logistique de ce tournage ambitieux.
Au-delà de la simple projection de juillet, qui réunira médias, partenaires et institutions, Mohamed Chérif Ibrahim Ousmane espère déclencher une véritable prise de conscience collective sur tout le territoire. Pour le réalisateur, « A TASHI » dépasse le cadre du septième art pour devenir un mouvement porteur d’une vision d’avenir. C’est ainsi qu’il lance un message aux acteurs publics, privés et à la société civile pour soutenir cette initiative et maximiser son impact. Le rendez-vous est pris pour bientôt, un moment qui s’annonce déjà comme un jalon important pour le cinéma et la citoyenneté au Niger. «A TASHI» est plus qu’un film ; c’est un mouvement qui porte une vision positive de la jeunesse. Nous espérons que cette vision pourra bénéficier de soutien, afin de renforcer sa portée, sa crédibilité et son impact auprès des populations », affirme Mohamed Cherif.
Oumar Issoufou (ONEP)
