Commercialisation de la pastèque : Un business qui fait vivre plusieurs acteurs

Société

En cette saison de cultures maraichères, la pastèque est l’un des produits qui abondent sur les différents marchés de la capitale. Le marché de Katako est le principal point où s’approvisionnent en pastèques les commerçants détaillants et autres vendeurs ambulants. Sur ce marché des petits groupes de 6 à 10 personnes se mettent ensemble pour négocier les prix de la marchandise qu’ils vont ensuite revendre dans les rues et sur les points de vente de Niamey. C’est un commerce qui fait vivre plusieurs personnes, des vendeurs en passant par ceux qui déchargent les camions.

D’après Elhaj Sani Issiakou vendeur grossiste au marché de Katako, il existe plusieurs variétés de pastèques et les zones de provenance. «Certaines variétés de pastèques proviennent des villages comme Imdigran, Inwagigh, dans l’Est d’Agadez. D’autres proviennent de l’Ouest comme la commune de Tchirozérine où la culture finit vite. Par jour, on peut décharger plus de trente camions de pastèques. Les prix varient selon la taille des fruits. Le chargement d’un camion se vend entre 100.000 et 150.000 voire 200.000 FCFA», a-t-il expliqué.

Aussitôt les fruits déchargés, les commerçants détaillants se ruent sur la marchandise. «Actuellement j’ai amené plus de 100 tonnes de pastèques et je les écoule toutes en trois ou quatre jours. Je vends les pastèques par tas de 10 jusqu’à 60 (koria) selon la taille. Le tas de pastèque de petite taille est vendu entre 30.000FCFA et 75.000FCFA si elles sont grosses», a confié Elhaj Sani Issiakou. Ce grossiste explique aussi comment connaitre la bonne pastèque sucrée. «Quand tu prends une unité de pastèque, tu tapes dessus si tu entends le bruit de l’eau c’est ce que c’est la bonne. Par contre quand tu n’entends rien elle n’est pas mûre».

Moctar Hassane est un détaillant venu s’approvisionner au marché de Katako. «J’ai acheté un tas (koria) de 50 pastèques a 50.000FCFA et je trouve le prix abordable. Je vais ensuite les revendre au quartier Francophonie. Je vends par unité et par tranches aussi», dit-il. Ce commerçant détaillant précise que le prix varie selon la taille. «Quand c’est une grosse pastèque le prix de l’unité peut aller de 1000F à 1250FCFA et si le fruit est petit, le prix est de 500F à 750F. Pour les tranches, les prix vont de 50F à 100F et par jour j’arrive à vendre la moitié de mon tas», affirme-t-il.

La pastèque est un fruit bien apprécié par les consommateurs en raison de sa chaire sucrée et hydratante. «Je viens régulièrement acheter lorsque j’en ai envie. J’ai l’ai déjà mangé à Maradi, mais il y a une différence avec celle qui provient d’Agadez, qui a meilleur goût», souligne Amadou Zakari, un consommateur.

Selon le nutritionniste Abdoul Razak Bello, la pastèque rend la peau très propre car elle apporte beaucoup de vitamine dans l’organisme. En plus elle augmente le sang et guérit plusieurs maladies notamment celle de l’estomac. Le nutritionniste Abdoul Razak Bello souligne que la pastèque en période de forte chaleur nous préserve de la déshydratation. «C’est un excellent diurétique, qui palie la rétention d’eau. Elle est efficace en cas d’œdème. La pastèque contient du potassium efficace contre les crampes musculaires et les courbatures. Elle est également bonne pour le cœur car elle contient des vitamines qui renforcent le système immunitaire», ajoute ce spécialiste.

La pastèque communément appelée «Gouna» en Haoussa ou «Kaney» en Zarma, est une espèce de plantes herbacée de la famille des cucurbitacées, originaire d’Afrique de l’Ouest. La pastèque est largement cultivée pour ses gros fruits lisses, à chaire rouge, verdâtre et à graines noires selon Wikipedia. Cultivée dans presque toutes les régions du Niger, la production et la commercialisation de la pastèque se développent de jour en jour.

Adoussaalam Kabirou Mouha (Stagiaire)