Moustapha Alou
Les différents canaux d’information et moyens de communication, qu’ils soient traditionnels, classiques ou modernes, scripto – audiovisuels ou digitaux, doivent être, en ce tournant historique de la vie de la Nation, des outils au service de l’œuvre de construction nationale, de l’édification d’un Niger nouveau et surtout de transmission de la bonne information qui débouchera sur une conscientisation des masses populaires, un changement de comportement et une participation nationale à cette dynamique historique.
En rencontrant les professionnels des médias (journalistes, producteurs, animateurs communautaires, communicateurs, blogueurs, influenceurs, web-activistes, et animateurs des plateformes sociales), vendredi dernier, le ministre chargé de la Communication s’est appesanti sur le rôle des informateurs et communicateurs dans ce contexte de mobilisation générale pour la défense de la patrie.
La défense et la sauvegarde de la patrie n’étant pas seulement une affaire de l’Etat et ses institutions, elles concernent tous ceux qui analysent, informent, influencent et forgent l’opinion publique, bref les acteurs de l’information et la communication. Ce postulat est d’autant plus vrai que dans cette guerre communicationnelle, les ennemis internes et externes de notre pays utilisent les moyens de communication pour désinformer, manipuler et détourner la vigilance de nos concitoyens dans le but de saper les fondements de la refondation et briser la dynamique de la reconquête de la souveraineté nationale.
« Dans ce contexte où la communication est devenue une arme de destruction, nous devons l’utiliser pour défendre notre patrie », a dit le ministre chargé de la Communication. La responsabilité des acteurs des médias est donc grande et recommande, donc, une forte dose de responsabilité et de professionnalisme.
Au demeurant, que l’on soit journaliste, blogueur, communicateur, on est d’abord et avant tout un citoyen qui vit et ressent le pouls de la nation ainsi que les conséquences du terrorisme, les corollaires de cette guerre, les effets induits par cette guerre communicationnelle et des ondes, que nous imposent tous ceux qui, de près ou de loin, directement ou indirectement, au-dedans comme au dehors, tentent de nous ramener dans leur giron voire dans un ordre mondial désuet dans lequel nos ressources naturelles du sol et du sous-sol échappent à notre contrôle, l’unité nationale et la cohésion sociale menacées.
C’est pourquoi, la participation, l’engagement, le patriotisme et la résilience des acteurs des médias sont davantage et plus que jamais nécessaires pour soutenir la mobilisation nationale autour de l’œuvre de construction nationale, l’édification d’un Niger nouveau, la défense et la sauvegarde de la patrie.
Dans cette perspective, les acteurs des médias doivent s’approprier le contenu de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, décrétée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, et dans laquelle les rôles et responsabilités de toutes les composantes de la Nation, qu’elles soient civiles ou militaires, sont définis, les ressources humaines, matérielles et financières identifiées.
Il est certain, qu’au sortir de cette rencontre, tous les acteurs des médias, conscients des enjeux, dont les efforts constants dans le cadre de l’information, la conscientisation et la sensibilisation des populations ont, du reste, été relevés par le ministre chargé de la Communication, joueront leur rôle, leur partition dans cette noble mission de défense de la patrie.
Moustapha Alou (ONEP)
