Journée de réflexion post-signature de la convention collective de la presse : Les acteurs penchent sur les mesures d’accompagnement des médias

Société
Spread the love

Sharing is caring!

La Maison de la presse a organisé, le vendredi 14 janvier dernier à Niamey, une journée de réflexion sur les mesures post-signature de la convention collective pour l’accompagnement des médias. L’ouverture de ladite journée a été présidée par le ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions M. Zada Mahamadou en présence du président du Conseil Supérieur de la Communication, du ministre de l’Emploi, du travail, et de la Protection Sociale et du président du conseil d’administration de la Maison de la presse.

La journée a réuni plusieurs responsables des médias publics et privés nationaux, des cadres du ministre de la Communication, ceux du ministère de l’Emploi et du travail ainsi que les représentants des organisations socioprofessionnelles des médias.

Au début des échanges, le ministre en charge de la Communication a rappelé le contexte et les objectifs de la convention collective de la presse signée le 29 novembre 2021. Pour le ministre Zada Mahamadou, elle concourt à «rendre plus viables les entreprises de presse» et créer par là-même, les conditions de l’amélioration du cadre de vie et de travail des employés. Dans cette optique, il a invité les acteurs à s’organiser en vue de cibler et sérier toutes les préoccupations, les plus pertinentes, aux fins d’échanges et de discussions à engager avec le Gouvernement. «Cette journée de réflexion, à laquelle les acteurs ont massivement répondu, participe de cette démarche», a souligné le ministre.

Cependant, «de par les échos qui nous parviennent, certains acteurs considèrent toujours que cette signature était de la poudre aux yeux. Et que les mesures d’accompagnement envisagées étaient simplement des serpents de mer», a déploré Zada Mahamadou. En réponse à ces «considérations pour le moins pessimistes et spécieuses», a-t-il dit, le Gouvernement a fait de ses engagements en la matière un point d’honneur. Raison pour laquelle, a affirmé le ministre de la communication, «il se fait fort, aujourd’hui encore, de les réitérer et de leur donner corps. Bien qu’il soit admis par les experts eux-mêmes, que la convention collective est une chose et que les mesures d’accompagnement en sont une autre».

Le ministre de la Communication M. Zada Mahamadou reconnait que c’est un devoir pour le gouvernement, de continuer à accompagner le processus de la convention collective de la presse, à travers notamment la défense des intérêts des travailleurs, dans le strict respect du Code du travail de la République du Niger.

Lors de cette journée de réflexion post- signature de la Convention collective, sur les mesures d’accompagnement, d’importantes communications ont été présentées par d’éminents spécialistes. Ces communications ont porté, entre autres, sur le Fonds d’aide à la presse, le Fonds de la publicité, les avantages liés à la signature de la Convention collective, le dialogue social.

Par cette occasion, le ministre en charge de la Communication a lancé un vibrant appel aux acteurs de la presse n’ayant pas encore adhéré à la Convention collective, de le faire sans plus tarder et sans davantage hésiter. «C’est seulement ensemble que nous pouvons bâtir une presse digne de ce nom, une presse pour laquelle, des perspectives prometteuses s’ouvrent désormais, après la signature de la Convention collective, et bientôt, In Sha Allah, avec l’ouverture, envisagée, de discussions sectorielles sur les mesures d’accompagnement», a expliqué Zada Mahamadou qui se réjouit de l’annonce faite par certains acteurs, ces dernières semaines, de leur intention d’adhérer à la Convention.

Au sortir des présentes assises, des recommandations pertinentes sont attendues, afin de favoriser la viabilité des entreprises de presse. Pour sa part, le ministre s’est dit persuadé qu’au regard de la qualité des compétences réunies, des propositions concrètes, réalistes et réalisables, seront issues des échanges et réflexions, «ce qui impulsera, sans aucun doute, une dynamique nouvelle à la Presse nigérienne».

 Ismaël Chékaré(Onep) etIndatou Harouna (stagiaire)