La Maison de la Presse salue le professionnalisme des médias nigériens dans la couverture de la lutte contre le terrorisme

Société
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La Maison de la Presse du Niger, la faîtière des organisations socioprofessionnelles du secteur des médias, dans une déclaration rendue publique ce mardi 03 Mai 2022 à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, a salué le professionnalisme des médias nigériens dans la couverture de la lutte contre le terrorisme.

Cette édition 2022 de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse, en effet, fait remarquer le président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse, M. Ibrahim Harouna, intervient dans un contexte sécuritaire très difficile pour la sous-région ouest-africaine et pour le Niger en particulier, du fait notamment des agissements des groupes terroristes. Cette situation, a-t-il fait savoir, a servi de prétexte dans certains pays pour une remise en cause de l’ordre constitutionnel normal. Mais au Niger, s’est-il réjoui, grâce à l’engagement et au professionnalisme des hommes des médias nigériens, « le Niger est en train d’enregistrer d’importants progrès dans la lutte contre le terrorisme ».

Aussi, le Président du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse a-t-il tenu à féliciter et encourager l’ensemble des médias nigériens « pour leur pleine implication dans la couverture des évènements liés aux questions sécuritaires avec responsabilité et professionnalisme ». Cette édition 2022 de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse est célébrée autour du thème : « Le journalisme sous l’emprise du numérique », qui permet ainsi d’aborder la question de l’impact de l’ère numérique sur la liberté d’expression, la sécurité des journalistes, l’accès à l’information et la vie privée.

Pour le PCA de la Maison de la Presse, « la Journée Mondiale de la Liberté de Presse témoigne ici de l’impérieuse nécessité de défendre l’information comme étant un bien public », précisant qu’il s’agit d’explorer ce qui peut être fait dans la production, la distribution et la réception de contenus médiatiques pour renforcer le journalisme et faire progresser la transparence et l’autonomisation en ne laissant personne de côté.

Bien plus, ce thème met également en évidence trois (3) impératifs pour cet écosystème, que sont les mesures pour assurer la viabilité économique des médias d’information ; les mécanismes pour assurer la transparence des sociétés Internet ; le renforcement de l’éducation aux médias et à l’information. Ce qui, au bout du compte, « permettra au public de reconnaître et de valoriser le journalisme en tant qu’élément essentiel de l’information, elle-même considérée comme un bien public », a-t-il indiqué.

Appréciant le classement 2021 de Reporters Sans Frontière (RSF), dans lequel le Niger a perdu 2 points, en passant de la 57ème à la 59ème place sur un total de 180 pays étudiés, M. Ibrahim Harouna a regretté ce recul qui interpelle tous (pouvoirs publics, organisations socioprofessionnelles de médias et les journalistes eux-mêmes) à plus d’engagement dans la défense et la promotion de la liberté de presse et d’expression au Niger.

Toutefois, en dépit de ce rang, Reporters Sans Frontière se félicite tout de même qu’« aucun journaliste, aucun journaliste citoyen et aucun collaborateur n’ait été tué au Niger », contrairement à ce qui se passe sous d’autres cieux. Ce qui, pour RSF, constitue une avancée importante pour le Niger en matière de protection de journaliste dans l’exercice de sa profession.

Dans le même sillage, le PCA de la Maison de la Presse s’est félicité de l’adoption récente par le Gouvernement nigérien du projet de Loi modifiant et complétant la Loi N°2019-33 du 03 juillet 2019, portant répression de la cybercriminalité au Niger pour mettre en harmonie les dispositions de cette Loi avec celles de l’ordonnance 2010-035 du 4 Juin 2010 portant régime de la liberté de presse par la suppression de la peine d’emprisonnement encourue en cas de délits commis par un moyen de communication électronique, notamment l’injure ou la diffamation.

Enfin, après s’être inquiété « des oscillations de notre pays dans les différents classements RSF et qui dénotent d’une certaine fragilité en matière de liberté de presse », M. Ibrahim Harouna a demandé aux autorités du pays de soutenir, avec un engagement clair en faveur de la liberté de presse et d’expression, les multiples actions menées par la Maison de la Presse dans le cadre des formations destinées aux journalistes et des actions de sensibilisation.

Il a, en outre, réitéré l’appel lancé par le Bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse au Gouvernement pour qu’il rehausse significativement l’enveloppe destinée au fonds d’aide à la presse, adopte des tarifs préférentiels sur l’électricité, le téléphone, l’internet, le carburant au profit des médias, alors qu’au Conseil supérieur de la communication (CSC), il a souhaité qu’il revienne sur la formule d’octroi direct du fonds d’aide à la presse, accélère le processus de mise en œuvre du décret portant accès au marché publicitaire de l’Etat et de ses démembrements et prospecte d’autres sources de financement du fonds d’aide à la presse.

La Journée Mondiale de la Liberté de Presse, rappelle-t-on, a été proclamée en 1993 par l’Assemblée Générale des Nations Unies. Elle permet de célébrer les principes fondamentaux de la Liberté de Presse, d’évaluer l’état de la Liberté de Presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de la profession. Cette Journée permet aussi d’informer les citoyens sur les atteintes multiples et multiformes portées à la Liberté de la Presse.

ANP