Le mondial 2026 se poursuit avec des rencontres palpitantes au grand bonheur des amateurs du ballon rond, mais sans grandes surprises pour les supporters des équipes africaines que nous sommes.
Outre les désillusions de la première phase avec des matchs qu’on aurait voulu tant gagner pour le symbole, les seizièmes de finales viennent ajouter à notre peine avec des défaites encore plus douloureuses. Ainsi, tour à tour, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, la RD Congo et surtout le Sénégal se sont fait éliminer d’une de ces manières les plus décevantes respectivement par le Canada, la Norvège, l’Angleterre et la Belgique.
Le hic est que ces équipes ont suivi presque la même trajectoire. Elles dominent souvent le jeu ; elles ont mené au score jusque dans les dernières minutes de la partie pour s’effondrer ensuite et perdre le match.
Pour les néophytes que nous sommes, il est observé chez les équipes africaines la permanence d’un certain nombre d’attitudes qui les desservent. C’est notamment l’excès d’émotion après avoir marqué qui distrait les joueurs et les déconcentre. Il y a ensuite cette tendance à pratiquement ‘’arrêter de jouer’’ lorsqu’elles dominent au score, laissant ainsi l’initiative à l’adversaire qui ne lâche rien jusqu’à la dernière seconde du match. Et, enfin, il y a les choix controversés de certains entraîneurs comme ce fut le cas de la Côte d’Ivoire et du Sénégal.
Quand on connaît la charge émotive du football et la grande passion chez beaucoup d’amateurs, autant recommander aux cardiaques de s’abstenir de regarder les matchs des équipes africaines ou, tout moins, de se préparer au scénario du pire sur l’issue des matchs. La RD Congo et le Sénégal nous ont fourni ce qui est imaginable en pire dans cette phase de la Coupe du Monde 2026.
Jusqu’alors, l’unique équipe qui a su convaincre est incontestablement les Lions de l’Atlas du Maroc. A ce stade, nous ne pouvons que souhaiter bonne chance aux équipes africaines encore en course pour la qualification aux huitièmes de finale à savoir l’Algérie, l’Egypte, le Cap-Vert et le Ghana et espérer qu’elles ne commettront pas les mêmes erreurs que celles qui les ont précédées.
Toutefois, il faut admettre que le football est ainsi fait avec ses surprises, ses désillusions et ses issues complètement irrationnelles.
Siradji Sanda (ONEP)
