Etalage de blousons contre le froid
En cette période de froid, les parents prennent d’assaut les marchés de la capitale pour acheter des vêtements leur permettant d’habiller chaudement et aussi de protéger leurs enfants. En dehors du marché de Wadata qui est connu comme étant un centre par excellence pour la vente de vêtements (friperie) contre le froid, le grand marché occupe de plus en plus une place de choix dans cette filière. C’est ainsi que les trottoirs de la voie express qui jouxtent ce centre commercial sont quasiment occupés, voire inondés, par les marchands de friperie, gênant le plus souvent la circulation des piétons et des véhicules.
Hassane Abdou est un vendeur de friperie au grand marché. Rien ne manque chez lui. On y trouve notamment des blousons, des pull-overs, des pantalons, des bonnets, des chaussettes, des gants. Il a confié que cette année, avec la fermeture des frontières, l’activité est compliquée. « Avant la fermeture des frontières, nous achetons la ‘’balle’’ à 125.000F, tandis qu’aujourd’hui nous l’achetons à 185.000FCFA, soit une hausse de 60.000 Fcfa. Ce qui impacte davantage notre commerce. Mais, malgré cette fermeture, c’est à partir de Gaya que nous arrivons à nous approvisionner », a-t-il fait savoir.
Les prix dépendent de l’article. Chez Hassane, le pull-over est vendu à 1000 FCFA, le blouson à 2000 FCFA, les pantalons pour enfant à 1000 FCFA, le bonnet à 400 FCFA. Depuis l’installation de cette saison, il a remarqué un important engouement des femmes autour des vendeurs de friperie. « Je viens d’ouvrir une balle tout de suite. En moins d’une heure de temps, c’est presque terminé. Les femmes ont tout acheté pour protéger leurs enfants », se réjouit-il.
Assise sur un petit banc, Mme Hamsatou, mère de trois enfants, a confié qu’elle est venue pour faire une emplette pour les enfants. « En cette période, il est de notre obligation de faire porter des habits chauds aux enfants pour les protéger car, c’est eux qui ne supportent pas le froid. Avec un petit budget, on arrive à vêtir nos enfants afin de les protéger contre certaines maladies liées au froid. C’est pourquoi, j’ai acheté des pantalons, des blousons, des pull-overs et les bonnets », dit-elle.
Un peu partout sur le goudron, ce sont des petits attroupements de femmes autour des vendeurs. Elles fouillent avec minutie les tas de friperie pour trouver la bonne qualité.
Contrairement à M. Hassane, un autre vendeur de friperie au grand marché a précisé qu’il vend toujours l’ancien stock. « Les effets que vous voyez, c’est pour l’année dernière. Parce que les camions qui transportent nos articles sont là-bas bloqués. Nous nous battons pour gagner dignement notre vie et voilà ce qui nous arrive. Mais, on ne peut rien faire que de se contenter de ce qu’on a », a déploré M. Hinsa.
M. Hamidou est un vendeur de friperie ‘’premier choix ‘’depuis des années. Il a affirmé que cette année est différente des autres années soulignant que c’est occasionnellement que les marchandises lui parviennent. « C’est avec l’arrivée des camions qui viennent en compte-goutte du Burkina que nous arrivons à avoir des ‘’balles’’. Nous vendons toute sorte d’articles pour les enfants contre le froid. Malgré la situation, Dieu merci, il y a quand même une disponibilité des articles sur les marchés », a-t-il dit. Chez Hamidou, le blouson est vendu entre 2000 F et 3000FCFA, le pull-over à 1000 FCFA, le sous-pull à 500 FCFA, le bonnet à 400 FCFA, le colon chausson à 250 FCFA.
Farida Ibrahim Assoumane (ONEP)
