Divers fruits aux prix abordables
Situé en plein centre de Niamey, le marché katako est une référence dans la vente des produits saisonniers et d’autres marchandises. Durant cette période de fraîcheur, le marché de Katako offre une diversité des produits. De l’orange à la pastèque en passant par l’ananas, la papaye, la disponibilité et l’abondance sont perceptibles dès l’entrée du site.
Dès le lever du soleil, femmes, hommes, enfants et vieillards se côtoient pour faire leurs achats de fruit dans ce marché. Adam Baaré, un revendeur de fruit en détail venu s’approvisionner, explique son quotidien. « Je viens chaque matin au marché Katako pour acheter les fruits que je pars revendre à mon stand au Petit marché. Pendant cette période de fraîcheur les fruits sont disponibles et les prix très abordables. Une fois en ville, nous vendons le kilogramme de la banane, de l’orange et de la papaye à 1000 FCFA, tandis que le prix de la pastèque varie selon sa taille de 1000FCFA à 2000 FCFA », a-t-il annoncé avant de notifier qu’il s’approvisionne au niveau des grossistes pour pouvoir gagner un peu de bénéfice.
Pour ce revendeur, la conservation des produits est le seul problème qu’il rencontre dans son commerce. « Les fruits sont périssables et nécessitent des conditions spécifiques pour être conservés. En cas de pourriture cela peut entraîner une perte considérable pour nous », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, Adam Baaré a expliqué que la plupart des produits fruitiers proviennent des pays voisins comme le Nigeria, la Cote d’Ivoire etc. «Ces derniers temps, les produits maraîchers de la région d’Agadez sont plus visibles sur le marché dont notamment les oranges, les tangelos et les mandarines », a-t-il indiqué.
« J’achète les ananas en gros que je pars revendre en ville à 750 FCFA l’unité. C’est une activité que j’aime beaucoup car elle me permet de subvenir à mes besoins», a-t-il dit.
Selon les spécialistes de la santé, la consommation des fruits constitue un élément essentiel dans le maintien d’une bonne hygiène alimentaire. L’abondance de la production locale peut réduire les importations massives au détriment de l’économie nationale.
Salima H. Mounkaila (ONEP)
