Message du ministre de la Santé à l’occasion de la Journée Mondiale de la Population : Dr Illiassou Idi Mainassara se félicite des avancées enregistrées dans la promotion de la santé reproductive au Niger

Société

Le Niger commémore, avec la communauté internationale, aujourd’hui 11 juillet, la Journée Mondiale de la Population. C’est une occasion pour rappeler que les questions de population sont des préoccupations des autorités de la République dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement durable. L’événement est  mis à profit notamment pour informer et sensibiliser l’opinion publique sur le dividende démographique, en diffusant largement les messages relatifs au thème central retenu afin de susciter une mobilisation sociale effective pour un changement de comportement des populations, favorable à un développement harmonieux. Dans le message qu’il a livré à la veille de la présente édition, le ministre de la Santé Publique, de la population et des affaires sociales, Dr Illiassou Idi Mainassara se félicite des avancées significatives enregistrées au plan institutionnel pour la promotion de la santé reproductive au Niger.

Estimée à plus de 24.465.624 habitants au 1er juillet 2022, selon les projections démographiques de l’Institut National de la

Statistique (INS), le Niger enregistre le plus fort taux d’accroissement démographique au monde (EDSN 2012), 3,9% par an avec un indice synthétique de fécondité de 7,6 enfants en moyenne par femme, ceci dans un contexte de faible taux de prévalence contraceptive (12,2%) et de faible taux de scolarisation et d’alphabétisation. A l’entame de son message, le ministre de la santé publique, de la population et des affaires sociales rappelle que « cette situation laisse entrevoir un doublement de la population tous les 18 ans, engendrant ainsi des conséquences sur les performances économiques et les efforts du Gouvernement pour répondre aux besoins des secteurs sociaux de base comme la santé, l’éducation l’hydraulique pour ne citer que ceux-là ».

Le thème retenu pour l’édition 2022 de la JMP: « comprendre l’imperceptible: agir pour mettre fin à la problématique négligée des grossesses non intentionnelles », est très révélateur au Niger en particulier où, il est impossible de déterminer avec certitude, encore moins de chiffrer, le coût global des grossesses non intentionnelles. Toutefois, de plus en plus d’éléments mettent en lumière les corrélations entre les taux de grossesses non intentionnelles et les faibles scores de développement humain. « Nous savons que les grossesses non intentionnelles peuvent avoir des répercussions considérables, aussi bien pour l’individu, la famille que pour la communauté », a affirmé le ministre de la santé.

« Au Niger, 2% des décès maternels sont liés aux avortements non médicalisés, conséquences desdites grossesses non intentionnelles », a déclaré Dr Illiassou Idi Mainassara. En effet, alors que se profile 2030, l’échéance fixée pour la réalisation des objectifs de développement durable, le Niger n’a que peu de temps pour mettre fin aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale, aux décès maternels évitables, à la violence basée sur le genre, au mariage d’enfants et aux pratiques traditionnelles néfastes telles que les mutilations génitales féminines. « L’heure est venue d’intensifier les efforts, et non de battre en retraite, afin de transformer la vie des femmes et des filles et ne laisser personne de côté pour un développement inclusif et durable », a expliqué le ministre. Ainsi, prévenir les grossesses non intentionnelles est un des premiers défis et une étape non négociable du développement humain, a-t-il poursuivi.

Selon le ministre de la santé, de la population et des affaires sociales, il est question de donner la priorité aux droits et à la santé reproductive de toutes et tous, en garantissant l’amélioration de l’accès aux informations et aux services de qualité dont les femmes et les adolescentes ont besoin. Ce faisant, des avancées significatives ont été enregistrées au plan institutionnel pour la promotion de la santé reproductive. Il a rappelé entre autre : l’adoption de la Politique Nationale de Population le 23 Août 2019 par décret n° 2019-466PRN/MPO dont l’objectif est la capture du dividende démographique et l’élaboration d’un plan d’action national de PF 2021-2025.

En dépit de ces progrès enregistrés par notre pays, il existe encore des défis liés essentiellement aux pesanteurs socioculturelles qui entravent la mise en œuvre des Politiques et Programmes de développement. Le ministre de la Santé lance, à cet effet, une fois de plus, un appel à chacune et à chacun, de poursuivre les efforts en mettant l’accent sur le changement social et comportemental des populations en faveur de la parenté responsable, du respect du genre dans toutes les actions de développement, de l’autonomisation des femmes et surtout du droit à la santé de la reproduction.

Ismaël Chékaré(onep)