Ouverture de l’atelier de l’Institut National de la Statistique (INS) : Pour une mise à jour des principaux indicateurs sociodémographiques du Niger

Société

L’Institut National de la Statistique (INS) a organisé hier au Centre International des Conférences Mahatma Gandhi de Niamey un atelier de dissémination des résultats de l’Enquête Nationale sur la Fécondité et la Mortalité des Enfants de moins de cinq (5) ans (ENAFEME Niger 2021). L’objectif de cette enquête est de disposer de données statistiques actualisées, désagrégées, fiables et de qualité, sur la fécondité, la mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans et sur leurs principaux déterminants, afin d’évaluer les progrès accomplis par le Niger, par rapport aux niveaux de certains indicateurs sociodémographiques, et à ses engagements mondiaux et nationaux, sur certaines thématiques majeures. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par le secrétaire général du Ministère du Plan, M. Saadou Bokoye.

Dans le cadre de cette enquête financée par la Banque Mondiale, I’INS a mis en place avec l’appui technique du Bureau d’Etudes international, un dispositif de contrôle qualité qui reposait, essentiellement, sur une supervision rapprochée des équipes de terrain et sur des éditions secondaires des données, a expliqué le secrétaire général du Ministère du Plan. Ce dispositif a permis de disposer de données statistiques de qualité dont les résultats préliminaires ont déjà été validés par le Comité de Pilotage, le 10 septembre 2021 et les résultats définitifs le 18 mai 2022.

En effet, a souligné M. Saadou Bokoye, les résultats définitifs de l’ENAFEME Niger 2021 indiquent qu’entre 2012 et 2021, la fécondité des femmes nigériennes a baissé, de manière significative. Aussi, l’Indice Synthétique de Fécondité (ISF), ou nombre moyen d’enfants par femme, est passé de 7,6 enfants en moyenne par femme en 2012, à 6.2 enfants en moyenne par femme en 2021 ; la moitié des femmes nigériennes âgées de 25 à 49 ans, ont eu leur mariage avant l’âge de 16,6 ans contre 15,7 ans en 2012, soit un recul de près d’un (1) an de l’âge médian au premier mariage. Il faut aussi noter qu’il a été observé, selon les résultats définitifs de I’ENAFEME Niger 2021, une légère baisse du quotient de mortalité des enfants de moins de cinq (5) ans qui est passé de 127 pour mille en 2012 à 123 pour mille, en 2021 et une forte hausse du taux de mortalité des enfants de moins d’un (1) an, entre 2012 et 2021. Celle-ci est passée de 51 pour mille à 73 pour mille sur la même période. Les résultats définitifs de l’ENAFEME Niger 2021 font également ressortir une légère baisse de l’utilisation de la contraception moderne, qui est passée de 12.2% en 2012 à 10% en 2021.

Quant au taux de couverture des vaccins recommandés pour les enfants de 12-23 mois, il a baissé de manière significative entre 2012 et 2021, passant de 52% en 2012 à 33% en 2021. En ce qui concerne les soins prénataux, en 2021, presque quatre (4) femmes sur dix (10) ont effectué, au moins, les quatre (4) visites prénatales recommandées. Cette proportion était de 33% en 2012. Il ressort, également, des principaux résultats définitifs de I’ENAFEME Niger 2021, une nette amélioration des conditions d’accouchement des femmes. En effet, 44% des naissances ont été assistées par un prestataire formé en 2021, contre 29% en 2012.

Grâce à cette enquête, le Niger dispose, a dit le représentant du Cabinet UTICA, M. Mohamed Tayab, de données démographiques sanitaires fiables que le pays et la communauté internationale vont pouvoir utiliser sans réserve. Cependant, a-t-il suggéré,  des séminaires de dissémination ciblés au niveau national et régional doivent être organisés et des analyses supplémentaires sur des thèmes très précis doivent être

 entreprises pour permettre aux responsables des programmes des populations et de santé de fonder leurs décisions sur des bases statistiques solides.     

Pour sa part, le directeur général de l’Institut National de la Statistique, M. Sani Oumarou a précisé que la collecte des données de l’ENAFEM 2021 a porté sur des échantillons de milliers de ménages, de femmes et d’hommes. Et pour disposer de données de qualité, les différentes équipes, mobilisées sur le terrain, ont bénéficié de l’assistance d’équipes de supervision, et du niveau central. Elles ont aussi reçu l’appui des différentes autorités politiques, administratives et coutumières régionales, départementales, communales et locales. Cette enquête a ainsi permis,  la mise à jour et l’actualisation des indicateurs sur la scolarisation et l’alphabétisation des populations nigériennes, et sur les conditions de vie des ménages nigériens, avec  des indicateurs sur l’accès à l’eau salubre et aux conditions d’habitat.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)