Protection des Droits de la Femme, des Enfants et des Personnes Vulnérables : Le HCME renforce les capacités des membres du Réseau Parlementaire en charge de la question

Société

Le Haut-Commissariat à la Modernisation de l’Etat (HCME) et le Réseau Parlementaire pour la Protection des Droits de la Femme, des Enfants et des Personnes Vulnérables ont organisé, avec l’appui financier du Programme d’Appui à la Gouvernance Démocratique (PAGOD), une formation de renforcement des capacités à l’endroit des membres dudit Réseau sur le thème «Participation politique des femmes dans un contexte démocratique». C’est le 3ème Vice-président de l’Assemblée nationale, le député Karidjo Zakara qui a présidé la cérémonie d’ouverture de la rencontre.

Pendant les deux jours qui dureront les assises de cette formation, les participants vont échanger sur des thématiques importantes et variées à savoir : les raisons de la création de ce réseau ; les dispositifs juridiques et institutionnels sur la participation politique des femmes dans un contexte démocratique ; la Politique Nationale Genre au Niger : enjeux et implications ; la Loi sur le quota et son décret d’application : les enjeux au plan social, politique et culturel à l’endroit des femmes ; l’analyse de la contribution du genre dans le développement politique à travers l’état des lieux, l’implication des femmes, les insuffisances et les solutions ; femmes et élection au Niger et les techniques de leur implication et participation effective ; la feuille de route sur la protection des Droits de la femme et de l’enfant et bien d’autres.

La création d’un réseau parlementaire qui s’occupe de la protection des droits de la femme, des enfants et des personnes vulnérables résulte selon le 3ème Vice-président de l’Assemblée nationale, de la volonté des parlementaires à contribuer à l’épanouissement de ces derniers. Cela passe nécessairement, a souligné le député Karidjo Zakara, par la promotion et l’autonomisation des femmes en tant que vecteur du développement socio-économique d’un pays. Il a en outre salué cette initiative, qui, a-t-il dit, vient à point nommé, dans la mesure où elle contribuera aux efforts du gouvernement. Elle renforce davantage les compétences des élus nationaux en matière des défis et perspectives relatifs à la participation des femmes en politique et préparera les membres à agir avec efficacité et efficience dans le cadre des activités futures du réseau.

Pour sa part, le représentant du Programme d’Appui à la Gouvernance Démocratique (PAGOD), M. Salissou Moussa a exprimé sa satisfaction de voir les membres dudit réseau et leurs collaborateurs autour de cette thématique qu’est la participation politique des femmes dans un contexte démocratique. Cela, a-t-il précisé, montre non seulement tout l’intérêt et l’importance qu’accordent ces derniers au renforcement de leurs capacités pour mieux accomplir leur mission de parlementaire, mais aussi traduit leur volonté de contribuer au renforcement du processus démocratique au Niger.

Pour la présidente du Réseau Parlementaire pour la Protection des Droits de la Femme des Enfants, et des Personnes Vulnérables, la députée Barakatou Laouali, cette rencontre est une occasion de trouver les voies et moyens pour faire émerger  la femme dans la société nigérienne. En effet, a-t-elle souligné, les femmes représentent plus de 64% de la population et sont très peu représentées dans les postes électifs et aux hautes fonctions de l’Etat. Ce qui a amené la présidente du Réseau à poser un certain nombre de questions dont les réponses les amèneront à trouver le levier pour faire inverser, dans la

mesure du possible, la direction des différentes courbes concernant la place des femmes au Niger.

Aïchatou Hamma Wakasso(onep)