Le World Happiness Report (Rapport mondial sur le bonheur) 2026 a livré son verdict. Ce rapport parrainé par les Nations Unies publié en mars 2026, classe près de 150 pays à travers le monde. Dans son édition 2026, le World Happiness Report classe le Niger en deuxième position dans la zone Uemoa, 9è en Afrique sur 41 pays évalués et 103è au plan mondial.
Le rapport mondial sur le bonheur ne se base pas uniquement sur des statistiques économiques comme le PIB. Il prend aussi et surtout en compte la perception des citoyens eux-mêmes. Deux aspects participent à l’élaboration dudit rapport. La donnée principale vient d’un sondage mondial Gallup à travers lequel il est demandé aux personnes sondées d’imaginer une échelle de 0 à 10 de ce qu’elles considèrent être la meilleure vie pour elles et dire le barreau où elles se situent.
Quant au deuxième aspect qui participe à l’élaboration du World Happiness Report, il comprend six (6) facteurs clés à savoir le PIB par habitant (niveau de richesse), le soutien social (avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin), l’espérance de vie en bonne santé, la liberté de faire ses propres choix de vie, la générosité (mesurée par les dons récents) et la perception de la corruption (dans le gouvernement et les affaires).
C’est donc en tenant compte de tous ces aspects que le Niger a été classé 2è dans la zone Uemoa ; 9è en Afrique et 103è au plan mondial avec un score de 4,9 sur 10.
Ce rapport parrainé par les Nations Unies et publié chaque année depuis 2012, apporte ainsi une autre perception du bien-être des populations différente de celle basée sur la croissance économique qui, du reste, ne profite pas à tous.
C’est pourquoi, les mesures prises au cours de ces trois années dans le cadre du processus de la Refondation ont énormément contribué au classement du Niger. En effet, la réduction des tarifs de soins de santé dans les structures publiques, la gratuité de certains actes médicaux chers comme la dialyse, le traitement des cancers féminins, les soins pour les enfants de moins de cinq ans ; la réduction de 30% sur le prix de la tonne de ciment, la réduction des prix des hydrocarbures (prix les plus bas de l’Uemoa); les opérations de vente à prix modéré de céréales et les distributions gratuites ciblées sont un soutien social inestimable de l’Etat que les citoyens nigériens n’ont pas manqué de prendre en compte dans leurs réponses au sondage Gallup.
A cela, il faut ajouter la générosité des Nigériens entre eux, une valeur sociale séculaire qui leur permet de surmonter toutes les situations et qui explique la résilience à toute épreuve du peuple nigérien, surtout au cours de ces trois dernières années où des situations extrêmement compliquées ont été sciemment créées par les ennemis de notre souveraineté dans leurs manœuvres sournoises d’asphyxier le pays.
En définitive, le World Happiness Report 2026 est un désaveu cinglant pour certains pays, institutions et structures qui, depuis que le Niger et les deux autres membres de la Confédération AES ont choisi de prendre leur destin en main et reconquérir leur souveraineté, s’acharnent à discréditer nos pays. Des structures comme Human Right Watch ou Amnesty International, qui se sont mises au service des intérêts géopolitiques et impérialistes inavoués en publiant des rapports tendancieux, doivent avoir honte.
En effet, même à propos de l’un des facteurs sur lequel sont établis ces rapports, à savoir la liberté de faire ses propres choix de vie, les populations de l’AES désavouent ainsi les rapports mensongers de ces structures inféodées à l’impérialisme et au néocolonialisme. Ceci est d’autan vrai que les trois pays de la Confédération AES sont loin d’être les derniers. Le Niger classé 9è ; le Mali 17è et le Burkina 23è en Afrique se positionnent devant certaines pseudo-démocraties adoubées par l’internationale néocolonialiste.
Ce rapport conforte ainsi le choix de nos trois pays AES de tracer leurs propres voies selon les intérêts de leurs peuples. Il confirme aussi la très célèbre maxime selon laquelle ‘’l’argent ne fait pas le bonheur’’ d’une part, et de l’autre, il ne revient pas, absolument pas, à une quelconque puissance de choisir ce qui est bon ou ne l’est pas pour nous.
Siradji Sanda (ONEP)
