Technologies de l’information et de la communication : Le HCME et l’ANSI mettent à jour l’administration publique

Société

Le Haut commissariat à la modernisation de l’Etat (HCME) et l’Agence nationale pour la société de l’information (ANSI) ont organisé, hier 1er septembre, à Niamey, une journée d’échanges avec les secrétaires généraux des ministères et institutions publiques sur la digitalisation. Cette cession, initiée avec l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD), met à jour les responsables des services de l’Etat relativement aux exigences nécessaires des technologies de l’information et de la communication, pour un service public plus moderne et de qualité.

Plusieurs aspects de la digitalisation ont été passés au peigne fin entre les techniciens de l’ANSI, au premier rang desquels le Directeur Général M. Ibrahima Guimba Saidou, et les participants, sous la conduite du HCME que dirige M. Amadou Saley Oumarou. En effet, la transformation digitale est un défi de taille dans le processus de modernisation de l’Etat à l’ère de la société de l’information. La digitalisation dont il est question de développer englobe

notamment la gestion des courriers électroniques, des portails, et des documentations, ainsi que la maitrise de la cyber-sécurité.

Ce sont, essentiellement, des concepts sur lesquels l’ANSI et le HCME travaillent déjà avec les ministères et institutions publiques, depuis quelques années. A l’issue de la journée d’échanges, le Directeur de l’Agence nationale pour la société de l’information s’est dit très heureux de constater que le niveau d’engagement est le même, sinon meilleur, puisqu’entre temps beaucoup ont entrepris des innovations liées aux TIC. « Au sortir de la présente cession, nous allons tous mettre les bouchées doubles, afin que dès les semaines prochaines même un certain nombre d’initiatives se concrétisent », annonce M. Ibrahima Guimba Saidou. Ceci, dit-il, en commençant par la Messagerie Gouvernementale qui est déjà opérationnelle au niveau d’une bonne partie de l’administration, et dont il y’a lieu d’accélérer l’accès et l’utilisation. Dans le même ordre, le Directeur Général de l’ANSI a évoqué le projet de E service, une plate-forme qui permettra l’accès à distance à un certain nombre de services qu’offre l’administration publique.

Pour mémoire, le lancement, l’année dernière, de la plateforme « service-public.ne » a été précédé d’une rencontre pareille, entre presque les mêmes acteurs. Et, à cet effet, l’ANSI a pu s’assurer que les démarches administratives à rendre accessibles à distance étaient bien conformes. En termes de réussite de service public facilité par la digitalisation, l’on peut noter l’organisation des examens du baccalauréat, marquée par d’importantes innovations, ces

dernières années.

M. Ibrahima Guimba Saidou a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de son agence à travailler en équipe avec les ministères et les institutions publiques pour développer davantage des solutions digitales sures-sécurisées et adaptées aux besoins des usagers.

Les secrétaires généraux et secrétaires généraux adjoints des ministères et institutions de l’Etat ont, au cours de cette journée, d’abord écouter les attentes du Haut commissariat à la modernisation de l’Etat, conformément à sa vision d’inscrire l’administration publique dans le sens d’innovations dynamiques. « Chacun parmi nous a entendu les attentes, les objectifs visés à travers la présente rencontre, et fait part de ses préoccupations et réalités spécifiques. Nous avons émis le souhait de collaborer avec l’ANSI pour une meilleure maitrise des données qui sont surtout des indicateurs de performance des institutions de la République », affirme le SG du ministère de l’élevage, M. Salifou Issiakou. 

« Nous le savons, aujourd’hui c’est plus que nécessaire, le développement des services d’informations de l’administration passe par son adaptation au contexte technologique. C’est vraiment l’heure de la digitalisation. Nous avons de fois des difficultés dans la gestion des courriers et nous pensons que la numérisation sera une solution adéquate », a soutenu Abdourahamane Fatima, secrétaire générale adjointe du ministère des mines. 

Par Ismaël Chékaré(onep)