Visite du ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Le nouveau ministre à la rencontre du personnel des structures sous tutelle

Société

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, M Ikta Abdoulaye Mohamed a entrepris une série de visites de prise de contact au niveau des structures relevant de la tutelle de son département ministériel. Ainsi, hier mercredi, le Garde des Sceaux s’est rendu successivement à l’inspection générale des Services judiciaires, à l’Agence Nationale d’Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ), à l’Ecole de Formation Judiciaire du Niger (EFJN) pour boucler avec la visite de l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes et le Trafic Illicite des Migrants (ANLTP/TIM). M Ikta Abdoulaye Mohamed est allé à la rencontre des responsables et du personnel desdites structures en compagnie de ses proches collaborateurs.

A l’inspection générale des services judiciaires, le ministre a eu une visite guidée des différents bureaux en compagnie des inspecteurs de service pour voir l’état des bâtiments, du mobilier et s’enquérir des conditions de travail dans cette entité administrative qui joue un rôle important dans le fonctionnement  du système judiciaire nigérien. Il ressort de cette visite un constat globalement rassurant dans la mesure où, le ministre aura appris que l’inspection générale fonctionne plus ou moins bien. En effet, il a été notifié au ministre une insuffisance de chauffeurs, l’inspection disposant d’un seul chauffeur pour trois véhicules disponibles. Ce qui réduit de facto la capacité de mobilité pour les inspecteurs dans le cadre de leur mission. Il lui a également été signalé le problème de certains climatiseurs opérationnels certes, mais assez usagés qui méritent d’être remplacés.

Parlant au nom de ses pairs, l’inspecteur des services judiciaires Samaila Abdou Dan Galou a informé le ministre que l’inspection dispose, depuis cinq ans, des textes qui la régissent. Ce qui constitue un référentiel de travail pour les inspecteurs s’en est réjoui, M Dan Galou non sans mentionner qu’une réécriture de ce texte est nécessaire au regard de certaines attributions qui se sont ajoutées à l’inspection. Il s’agit précisément de la Ligne Verte qui est désormais rattachée à l’inspection générale des services judiciaires depuis les dernières reformes opérées au ministère. Un certain nombre de points ont été abordés concernant le fonctionnement de ladite structure. Le ministre a promis de faire diligence à toutes les sollicitations de l’inspection tendant à lui faire bien et mieux accomplir sa mission au service du système judiciaire nigérien.

A l’ANAJJ, la seconde étape de sa visite, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux est passé dans tous les bureaux pour saluer le personnel avant d’avoir une séance d’échanges avec la directrice générale Mme Rabiou Assiétou et son staff. La responsable de l’agence a informé le ministre que l’ANAJJ n’a pas un président du conseil d’administration. Un état de fait qui entrave la bonne marche de l’agence. Mme Rabiou Assiétou a aussi souligné l’insuffisance du personnel dû d’une part au non remplacement de certains agents affectés dans d’autres services et à la non affectation des appelés du service civique national ainsi que le problème récurrent de la fourniture électrique liée à la capacité réduite du compteur. Ce point a été longuement discuté entre les deux délégations pour trouver des pistes de solution. Dans l’accomplissement de sa mission qui est d’apporter une assistance juridique et judiciaire aux citoyens moins nantis, l’agence s’appuie sur le barreau. La directrice générale a regretté le fait que les membres du barreau ne jouent pas leur part du contrat dans la mesure où ils ne participent pas aux audiences lors desquelles ils sont sensés apporter l’appui aux personnes nécessiteuses, alors même que l’Etat leur verse systématiquement 50% de la subvention allouée à l’ANAJJ, conformément aux termes des clauses de partenariat. Le ministre a instruit la direction générale d’initier une rencontre avec le barreau pour statuer sur la question.

En se rendant à l’EFJN, le ministre Ikta Abdoulaye Mohamed a également visité les bureaux, les salles de cours de cette école créée en 2015 et qui a pour vocation de former des magistrats, des personnels de l’administration pénitentiaire et des greffiers à travers une formation initiale et une formation continue. Le directeur général, M Ibrahim Jean Etienne a informé le ministre que l’EFJN a effectivement formé trois(3) promotions d’auditeurs de justice déjà en activité, 42 inspecteurs et 88 contrôleurs d’établissements pénitentiaires. Il est envisagé la formation de 1000 surveillants d’administration pénitentiaire en cinq (5) ans en raison de 200 chaque année. A terme, l’ambition de l’EFJN est de permettre au Niger d’avoir un personnel pénitentiaire propre et conforme aux standards internationaux a expliqué le directeur général. Mais elle fait face à une insuffisance notoire du personnel pour accomplir convenablement sa mission car, ne disposant que de huit (8) agents y compris le directeur général. En outre, l’EFJN a besoin d’un statut du personnel incitatif pour créer les conditions de motivation nécessaire. Le ministre a dit avoir pris note et rassuré les responsables de l’école qu’ils peuvent compter sur son soutien.

A la dernière étape de sa visite au niveau de l’ANLTP/TIM, le ministre a visité les bureaux et salué les agents. Il a ensuite reçu des explications sur les contours de la création de l’agence et ses missions ainsi que les avancées enregistrées dans le domaine de la lutte contre la criminalité transnationale organisée et autres fléaux liés au trafic des migrants. Le directeur général de l’ANLTP/TIM, M Ousmane Mamane a fait savoir que l’agence est dotée d’un personnel diversifié mais pas assez suffisant et que l’agence est citée en exemple dans la sous-région. Toutefois, il a souligné qu’elle fait également face à certains problèmes qui nécessitent une grande diligence, toute chose que le ministre de la Justice, Garde des Sceaux a promise au responsable de l’agence.

Zabeirou Moussa(onep)