A l’ouverture du congrès
Le Syndicat national des travailleurs de l’eau et de l’énergie du Niger a organisé son 8 ème congrès ordinaire du jeudi 9 au vendredi 10 avril 2026. Tenues à Niamey sous le thème « la nationalisation de la société nigérienne d’électricité, NIGELEC, à l’ère de la refondation : enjeux, défis et perspectives pour un secteur électrique performant», ces assises qui dureront deux jours ont pour objectif de faire le bilan de l’exercice syndical précédent et la mise en place d’un nouveau bureau. Les activités se sont déroulées en présence de plusieurs personnalités et invités. A l’issue des assises, plusieurs résolutions et recommandations ont été prises à travers la nouvelle équipe qui dirigera la structure pour un mandat de 4 ans.
A l’ouverture des travaux, le secrétaire général sortant du SYNATREEN, M. Issaka Amadou, a d’abord rendu un hommage aux Forces de défense et de sécurité tombées sur le champ d’honneur pour la défense de la patrie, ainsi que certains de leurs camarades ayant rendu l’âme au cours de son mandat. M. Issaka Amadou a expliqué que la tenue d’un congrès pour une organisation constitue dans la vie de la structure syndicale, un moment idéal de retrouvailles entre ses militants, de convivialité pour la coopération et surtout d’introspection pour les délégués, notamment sur les actions réalisées.
C’est ainsi qu’il a rappelé l’objectif des travaux du congrès qui est d’identifier ce qui a été fait, relever ce qui n’a pas été fait mais aussi de dégager les perspectives pour le prochain mandat. Tout en précisant que ce congrès se tient dans un contexte historique marqué par la nationalisation de la NIGELEC. « Cette décision majeure, porteuse d’espoir s’inscrit dans une dynamique plus large de la refondation de notre pays et de la reconquête de notre souveraineté économique et énergétique », a-t-il souligné.
En effet, pour le secrétaire général sortant, la NIGELEC est confrontée à un problème de déséquilibre budgétaire depuis 2022 dû à l’inadéquation coût et tarif qui ne peut être résorbé que par une subvention conséquente ou une révision tarifaire à la hausse. Cette situation, poursuit le secrétaire général, ne fait que dégrader les conditions de vie et de travail de leurs camarades malgré les efforts qu’ils sont en train de mener pour la réussite de ce secteur. « L’agent NIGELEC est un soldat sans treillis ni arme qui travaille à n’importe quelle heure et présent, tout comme les forces de défense et de sécurité, dans les zones d’insécurité pour assurer la continuité du service public d’électricité », a-t-il souligné avant de rappeler les efforts fournis par les agents de la NIGELEC pour faire face aux conséquences des sanctions de la CEDEAO au lendemain des évènements du 26 juillet 2023 dont la suspension de la fourniture électrique.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’énergie, représentant de la ministre de l’Energie, M. Sani Maty, a indiqué que le ministère de l’énergie reste toujours ouvert aux discussions avec le SYNATREEN afin de résoudre les problèmes liés aux secteurs concernés dans le but d’améliorer les conditions de vie et de travail des agents.
Saisissant l’occasion, le secrétaire général de la NIGELEC, M. Boubacar Sabo, celui de la SPEN, M. Ibrahim Saley et celui de la SONICHAR, M. Anouar, se sont tous réjouis des bonnes conditions dans lesquelles se sont déroulés les travaux du congrès avant de rassurer de leur engagement à promouvoir les bonnes pratiques et suggestions afin de parvenir à un avenir énergétique et hydrologique souveraine et indépendant.
Durant ces deux jours d’échanges, des résolutions et des recommandations ont été formulées dont entre autres, l’exigence de l’équité dans le traitement salarial à la SORAZ entre les agents nationaux et les Chinois ainsi que le transfert des compétences, la nécessité de préserver la NIGELEC en tant qu’une entreprise stratégique nationale au service du peuple nigérien, la modernisation de l’outil de production, de transport et de distribution de l’électricité etc.
Parmi les recommandations figurent la mise en place d’une politique énergétique souveraine inclusive et durable, le renforcement des investissements dans les infrastructures énergétiques afin d’améliorer la qualité du service public de l’électricité, l’accélération des projets de grande envergure tels que le barrage de kandadji, salkadamna et Tarka, la réalisation de nouvelles centrales de grande capacité à base du pétrole brut afin de satisfaire la demande en énergie électrique et réduire les coûts de production etc.
Au terme de la session, le nouveau secrétaire général du SYNATREEN, M. Garba Idi Mamadou s’est réjoui de la confiance placée en son équipe afin de conduire la destinée de cette organisation syndicale durant les quatre ans à venir, tout en remerciant les partenaires et les autorités qui ont contribué à la réussite de cet événement.
Yacouba Moumouni et Mahamadou Sani (Stagiaires)
