Sous l’égide du chef de canton, les populations et les leaders ...
Le Chef de Canton, l’honorable Bachir Mahamadou Harouna Hambali, de Dioundiou, dans la région de Dosso, a réuni, le samedi 11 avril 2026, chefs de villages, notabilités et autorités administratives au palais royal afin de mobiliser la population contre la menace terroriste dans un contexte national marqué par une insécurité croissante et des attaques asymétriques, appelant à une vigilance citoyenne accrue et à une responsabilité collective face aux défis sécuritaires. Au cours de ce rassemblement, le Coran a été brandi par l’imam pour instaurer « Akan Laya » pour toute complicité dans le terrorisme.
Dans cette localité du sud-ouest nigérien, le palais royal, symbole de pouvoir coutumier et de cohésion sociale, a servi de cadre à une rencontre d’envergure visant à renforcer l’engagement des communautés. Construit selon l’architecture sahélienne traditionnelle et organisé autour d’une cour centrale, ce lieu incarne à la fois l’autorité, la médiation sociale et la concertation communautaire. C’est en son sein que les échanges se sont tenus, traduisant la volonté du chef de canton de placer les populations au cœur de la stratégie de résistance.
Face à une menace qui s’étend désormais au-delà des zones frontalières pour toucher villages et centres urbains, l’Honorable Bachir Mahamadou Harouna Hambali a rappelé que la lutte contre le terrorisme ne saurait relever des seules forces de défense et de sécurité. Selon lui, elle implique chaque citoyen, appelé à faire preuve de vigilance, de solidarité et de patriotisme.
Ainsi, l’intervention de l’imam local a marqué les esprits. S’appuyant sur le Coran, il a invoqué « Akan Laya », présenté comme un appel à la justice divine contre les ennemis de la nation. Au-delà de sa portée religieuse, ce message s’inscrit dans une dynamique de mobilisation morale et spirituelle, mettant en avant l’unité, la cohésion sociale et le soutien aux autorités légitimes comme fondements d’une résistance efficace. Il a exhorté les populations à défendre la dignité, la souveraineté et l’indépendance nationale face aux tentatives de déstabilisation.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement d’un message radio diffusé le 2 avril 2026 par le Ministère en charge de l’Intérieur appelant à une mobilisation générale. Le texte invite notamment à multiplier les actions de sensibilisation lors des rassemblements sociaux et religieux, à intégrer des messages spécifiques dans les prêches du vendredi et à impliquer davantage les chefs traditionnels et les leaders religieux dans la stratégie nationale de défense.
Depuis les événements du coup d’État du 26 juillet 2023 au Niger, le pays fait face à des menaces sécuritaires multiples. Malgré ce contexte, les Forces Armées Nigériennes continuent de contenir les tentatives de déstabilisation, tandis que les initiatives communautaires et les élans spirituels accompagnent l’effort national. Après « Al-qunut » et invocations, « Akan Laya » s’impose progressivement comme un symbole de résistance morale.
Sur le terrain, cette mobilisation commence à produire des effets. Les populations participent davantage à la surveillance de leur environnement, signalent les comportements suspects et soutiennent les forces de défense. Selon le Maire de la commune de Dioundiou, « Akan Laya », concerne aussi les activistes des réseaux sociaux qui deviennent aussi des espaces où les activités suspectes peuvent être exposées.
L’initiative portée à Dioundiou illustre le rôle central des autorités traditionnelles dans la consolidation du front intérieur. « En fédérant les énergies locales autour d’un objectif commun, elle contribue à renforcer le tissu social et à instaurer une culture de vigilance partagée », a déclaré le Chef de Canton.
À Dioundiou comme ailleurs, un seul message semble désormais faire écho dans les consciences à savoir que la défense de la nation constitue une affaire de tous. Et dans cette lutte, l’unité demeure la plus sûre des victoires.
Seini Seydou Zakaria (ONEP)
envoyé spécial
