Ce slogan inscrit sur des bacs à ordures installés dans certains points de la Ville de Niamey, dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la salubrité et l’hygiène urbaines, est d’une actualité pertinente, surtout en ces moments de fêtes et de réjouissances populaires.
C’est un truisme de le dire, à Niamey la plus grande partie de la population n’a pas encore le réflexe de préserver le cadre de vie. Les ordures et autres déchets sont jetés de manière insouciante. Et, cette attitude n’a pas de visage. En ville comme au village, hommes et femmes, jeunes et vieux, hauts cadres et commerçants ambulants ont en commun cette insouciance à l’égard de la salubrité publique. Il n’est pas rare, et c’est plutôt une habitude, de jeter les sachets/bouteilles plastiques et autres emballages sans aucun égard dans la rue.
Cette attitude s’accentue à l’occasion des grands événements où le réflexe de préservation de l’environnement est totalement absent. En effet, à l’occasion des fêtes et autres réjouissances populaires, les organisateurs ne prévoient pas ou alors prévoient très peu de bacs à ordures. Résultat : les lieux ayant accueilli ces festivités deviennent de véritables décharges publiques le lendemain. Ceci est vérifiable en ces jours qui suivent la fête de l’Aïd el Kebir. Les alentours de marchés sont jonchés d’ordures de même que les rues où les emballages plastiques se la disputent aux eaux usées et autres résidus issus de la préparation de la viande de fête de tabaski.
Dans cet environnement inconfortable, tout le monde se tourne vers et accuse les services municipaux alors qu’avec un peu plus de discipline on pouvait éviter la pollution de notre cadre de vie commun. Et, ce sont ces mêmes déchets plastiques, jetés de façon insouciante, qui nous polluent la vie, bloquent les caniveaux, entraînent la stagnation des eaux et provoquent souvent des inondations.
Il est vraiment temps de changer nos habitudes en termes de gestion des ordures. Le premier réflexe doit être de prendre conscience de la nuisance de notre attitude dans la gestion des déchets ; le deuxième réflexe consistera à donner l’exemple aux plus jeunes en s’interdisant de jeter n’importe comment les déchets et le troisième réflexe doit consister à respecter les dispositions et dispositifs mis en place par les services municipaux en vue de collecter les déchets.
Car, en définitive quels que soient les moyens dont disposeront les services de la mairie en matière de gestion des ordures, la salubrité et la propreté de notre cadre de vie ne seront possibles que lorsque la population, chacun apporte du sien. Alors comme, le dit le slogan agissons ensemble pour ‘’faire partie de la solution et pas de la pollution’’.
Siradji Sanda (ONEP)
