Point de presse du ministre de l’Action Humanitaire et la coordinatrice du Système des Nations Unies : La situation des déplacés, des réfugiés et des acteurs humanitaires au centre des interventions

Société
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Le Niger a célébré hier jeudi 19 Août 2021 la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire. A cette occasion, le ministre de l’Action Humanitaire et de la Gestion des Catastrophes, M. Laouan Magagi et la coordinatrice du Système des Nations Unies au Niger, Mme Louise Aubin ont co-animé un point de presse dans lequel ils ont salué et encouragé les acteurs humanitaires en général et ceux qui ont laissé leurs familles à consacrer leur vie pour sauver  d’autres vies en particulier.

A l’entame de ses propos, le ministre Laouan Magagi a d’abord salué les populations nigériennes qui ont ouvert leurs portes à leurs frères et sœurs qui ont quitté leurs villes, villages ou leurs pays, suite à des conflits, ou à des catastrophes naturelles (sècheresse ou inondations) ; c’est des vrais humanitaires et c’est une action humanitaire porteuse. Pour faire face à cette situation, a indiqué le ministre en charge de l’Action Humanitaire, le Système des Nations Unies accompagne chaque année les gouvernements des pays affectés. Le Niger, a-t-il souligné, compte aujourd’hui à peu près trois cent vingt mille (320 000) déplacés internes qui ont quitté malgré eux d’un point A à un point B et plus de deux cent dix mille (210 000) réfugiés dont soixante-cinq mille (65 000) maliens et cent cinquante mille nigérians qui reçoivent de l’aide tant du gouvernement nigérien que des Partenaires Techniques et Financiers et la Communauté Humanitaire dans son ensemble.

« Nous sommes en train de voir ensemble avec les partenaires comment le Gouvernement pourra être appuyé pour traiter ce problème à sa racine en créant les conditions de réduction au maximum possible des causes de déplacement forcé des populations », a précisé M. Laouan Magagi. Et pour y parvenir, a-t-il justifié, il faut entreprendre des actions porteuses des projets et programmes structurants. Ainsi, depuis le sommet mondial d’humanitaire, tenu à Istanbul en 2016, il y a une nouvelle façon de travailler qu’on appelle « Nexus Humanitaire Développement Paix » pour aller ensemble et surtout créer les conditions pour que Gouvernement, Humanitaire, Agent de Développement puissent mettre en œuvre l’approche Nexus qui va traiter concomitamment les questions d’urgences et les questions de développement durable à travers des solutions qui vont régler le problème à sa racine », a expliqué le ministre en charge de l’Action Humanitaire. Cette journée a été également une occasion pour le Gouvernement du Niger, la Communauté Humanitaire et les Partenaires Techniques et Financiers de se retrouver autour d’une table pour non seulement commémorer cette journée de Bagdad, mais aussi encourager les acteurs humanitaires qui ont laissé leurs familles, consacrer leur vie pour sauver  d’autres vies.

Pour sa part, la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Niger, Mme Louise Aubin, a indiqué que l’Action Humanitaire est un témoignage de solidarité qui repose en premier lieu sur la résilience des populations qui survivent aux effets dévastateurs climatiques mais aussi de la violence que subit ce pays. « Ces populations, c’est elles qui nous indiquent le chemin à suivre quand elles ont des propositions de solutions à leurs problèmes et il est de notre responsabilité de répondre conséquemment », a-t-elle affirmé. En deuxième lieu, a souligné Mme Louise Aubin, ce partenariat avec des populations les plus touchées se fait avec des autorités responsables, un gouvernement proactif, comme explique tout récemment leur prompte réaction en réponse à la situation du choléra qui touche plusieurs régions et districts avec des matériels et du personnel formé dépêchés sur place, une sensibilisation des populations.

La Coordinatrice du Système des Nations Unies au Niger a aussi mis cette occasion à profit pour saluer le travail indispensable de la société civile nigérienne, cette jeunesse mobilisée, soit dans le cadre d’Associations, d’ONG grandissantes ici au Niger, qui est à l’écoute des populations et qui seront à même d’innover en termes de solution. Mme Louise Aubin a en outre rappelé le principe de droit humanitaire qui interdit de prendre pour cible des acteurs humanitaires ou leur travail, de prendre pour cible des civils. Elle a enfin déploré l’insécurité que vivent tous les jours les populations près des frontières du Niger

Par Aïchatou Hamma Wakasso(onep)