L’honorable Mounkaila Moussa
Le chef de canton de Dantchiandou, l’honorable Mounkaila Moussa, a animé un point de presse le mardi 12 mai 2026, pour remercier la population de son canton pour sa forte mobilisation et sa contribution au Fonds de Solidarité pour la Sauvegarde de la Patrie. Parmi les quarante-cinq (45) communes que compte la région de Tillabéri, la commune rurale de Dantchiandou figure en tête de liste avec une contribution de onze millions neuf cent quatre mille cinq cent dix francs (11 904 510) CFA, selon le classement du FSSP. Le chef de canton a également saisi l’occasion pour adresser les doléances des populations à l’endroit des autorités, notamment sur l’état de dégradation avancée de la voie latéritique qui mène à la commune.
Suite à l’appel à contribution lancé par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie au profit du FSSP, le chef de canton de Dantchiandou s’est réjoui de la prouesse réalisée et de la forte mobilisation des populations de son canton pour honorer leur devoir citoyen qui incombe à tout patriote. « Aucun effort n’est de trop et ne sera de trop pour sauver notre patrie parce que nous n’avons qu’une patrie et nous n’en aurons pas d’autres. Nous avons intérêt à conjuguer tous nos efforts pour arriver à sauver notre nation. Les populations ont répondu massivement par leurs efforts, malgré les difficultés du moment. Chacun a mis la main à la poche pour hisser le canton de Dantchandou au premier rang du top 10 des communes qui ont le plus contribué », a-t-il dit sur un ton satisfait.
Le chef de canton de Dantchandou a, de plus, assuré, que sa population fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider la nation à retrouver sa souveraineté, la paix, et la cohésion sociale ainsi que pour amorcer les tâches de développement. « Il faut que les gens soient très vigilants par rapport à tout ce qui se passe dans nos villages, dans nos hameaux pour que, quand ils voient des étrangers venir en leur sein, qu’ils se posent d’abord la question de savoir: c’est quoi leur objectif ? Qu’est-ce qu’ils sont venus faire ? Qu’est-ce qu’ils font ? Où ils vont et s’ils ont l’intention de s’installer, qu’on sache exactement quelle est leur véritable intention, c’est très important », a-t-il conseillé.
Le chef de canton s’est également réjoui de la collaboration avec les chefs de villages dans le cadre de la lutte contre l’insécurité. « Par cette méthode de passage de l’information, nos autorités vont nous aider à juguler ce problème d’insécurité et à prendre les devants pour que l’ennemi ne puisse pas faire du mal à nos populations, ne puisse pas troubler la paix, la quiétude et la cohésion sociale, et c’est ce que nous demandons », a-t-il estimé.
Relativement aux doléances, le chef de canton de Dantchandou, honorable Mounkaila Moussa, a d’abord souligné que son canton fait partie des plus enclavés de la région de Tillabéri avec un problème d’infrastructures routières. « Nous sommes constamment en contact avec nos plus hautes autorités pour nous aider à désenclaver notre commune pour pouvoir avancer dans les tâches de développement. Aujourd’hui, quand vous prenez l’axe Kouré-Dantchandou, je vous assure que vous êtes obligés de faire des microsillons pour pouvoir vous y rendre. Le tronçon fait moins de 30 kilomètres, mais il vous arrive de passer plus d’une heure sur le chemin », a fait savoir le chef de canton.
C’est pourquoi, l’honorable Mounkaila Moussa plaide auprès des autorités afin de rompre avec ce désenclavement à travers la construction d’une voie latéritique qui quitte Kollo-Kouré et Kouré-Dantchandou pour rejoindre la route latéritique de Koygolo pour faciliter les déplacements à la population. « La population de Dantchandou s’adonne à l’agriculture et au maraîchage, mais elle a des difficultés à écouler sa production du fait que les infrastructures routières sont très mal entretenues et cela freine le développement local », a-t-il expliqué. Pour le chef de canton de Dantchandou, cette route va contribuer également à apporter la paix, car, dit-il, « un peuple qui travaille est un peuple qui ne s’adonne point au phénomène d’insécurité puisqu’il arrive à subvenir à ses besoins, et dissuadera la population à ne pas se laisser tenter par des aventures sans lendemain ».
Hamissou Yahaya (ONEP)
